mardi 7 mars 2017

Ne jamais céder à la haine


Image de Pierrette


j’ai pris le train des émigrants
chacun gardait au creux de la paume
un peu de terre natale
qu’il pétrissait en la mouillant de larmes secrètes
chacun diminuait à mesure
que le pays s’éloignait
dans les yeux des interrogations
dans le coeur une sourde lanterne
j’ai pris le train des émigrants
De beaux enfants bruns et insouciants
riaient comme des jeunes pousses
en demandant des explications
j’ai pris le train des émigrants
Turcs Portugais Arabes
l’odeur de tabac et des corps
Et dans le noir du sommeil une guitare de nostalgie.
André Laude, Vers le matin des cerises.


_____

De sinople au train d'argent


Voir Le blog de Vincent et Carême: le bien

Le titre n'est pas le titre du poème d'André LAUDE, le poète ne lui en a pas donné.