vendredi 24 février 2017

Noirceur et blancheur


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Le papier blanc, le noir poème,
Blanche la nuit et noir le jour,
Noirceur et blancheur sont les mêmes ;
Tantôt blanc, tantôt noir, l’amour.

Quelle nuance est la première ?
Quel ton béni ? Quel ton maudit ?
Blancheur sombre, obscure lumière,
Clair enfer et gris paradis.

Aucun des deux n’aura ma haine,
À vivre ils savent m’inciter ;
Le noir Pâris, la blanche Hélène,
Leurs deux destins sont enchantés.

4 commentaires:

  1. Je suis impressionnée par la profondeur et la beauté de ce poème, cela en toute simplicité. On entend la musique des mots tandis que le bestiaire héraldique danse.

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    1. Dense et danse alors !

      Je le trouve aussi très réussi. En lisant et en voyant le blason, j'ai pensé au Ying at au Yang mais aussi à ces vers de Marie Noël du « Credo de l’office pour l’enfant mort » :

      « Ô vous par qui la vie est peine
      Et mal, et mort, je crois très bas
      A la bonté haute, inhumaine,
      Terrible, qu’on ne comprend pas ».

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  2. Je me souviens de ce poème mais ne saurais où le retrouver.

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    1. Voir

      http://heraldie.blogspot.fr/2016/01/publicite.html

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