jeudi 5 janvier 2017

Tératoptère



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Ah, quel oiseau ! formidable est sa masse ;
De quatre becs, Nature l’affubla,
Ce dont, jamais, son coeur ne se troubla,
Ni ne broncha son cerveau de limace.

Il voit le ciel avec ses quatre faces,
Qu’au temps jadis, déjà, il contempla,
Et dans lequel, sans doute, il s’accoupla
En vol plané, comme ceux de sa race.

Il ne connaît ni le mal, ni le bien,
Mais on dirait qu’il ne manque de rien,
Car l’univers tous ses désirs exauce.

Vous demandez à quoi cet oiseau sert :
Je vous réponds qu’il a fort tendre chair,
J’en ai mangé, mardi dernier, en sauce.

4 commentaires:

  1. Ah! très bien Cochonfucius, très bien. Puis-je vous demander d'où viennent les deux individus qui tiennent le blason?

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    1. C'est ma version des armes de Reichshoffen.

      «Parti : au premier de gueules au col de cygne arraché d'argent, au second du même
      au lion de sable et à la bordure aussi de gueules.»

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    2. Rectificatif :

      armes de Woerth, et non de Reischshoffen.

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    3. Entendu, le col de cygne et le lion ont fusionné.

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