mardi 3 janvier 2017

Que les loups se vivent de vent



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Dans une plaine, un loup se déplace à grands pas,
Déplorant que le temps ne soit plus à la guerre ;
Il a fait son souper de trois rongeurs vulgaires,
Acceptant sa pitance, il ne la choisit pas.

Un corbeau, quant à lui, n’a pris pour tout repas
Qu’un malheureux insecte abrité sous la terre ;
Il aurait préféré la chair d’un militaire,
Un de ceux qui sourient quand survient leur trépas.

Sur ces deux affamés, une nuit d’hiver tombe ;
Au bois, chaque refuge est plus froid qu’une tombe,
Ayez pitié du loup et du sombre corbeau !

Mais ces deux vagabonds ne baissent pas les armes,
Sachant que reviendra le printemps qui les charme,
Et que jamais l’hiver ne les mit au tombeau.

2 commentaires:

  1. François Villon :

    «En ce temps que j'ai dit devant,
    Sur la Noël, morte saison,
    Que les loups se vivent de vent
    Et qu'on se tient en sa maison,
    Pour le frimas, près du tison,
    Me vint un vouloir (...)»

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  2. Le loup est très symbolique, symbole de nos peurs ancestrales, symbole de nos révoltes, symbole de nos désirs, symbole de la liberté...

    Léger
    Obsédant
    Usurpateur
    Pragmatique

    Libre
    Onirique
    Ultime
    Paternel

    Lyrique
    Omniscient
    Urticant
    Prédateur

    ...

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