lundi 16 janvier 2017

Oiseau de Panurge


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C’est l’oiseau de Panurge, on le voit chaque année
Poursuivant ses consorts, ou les accompagnant ;
Ils sont là, dans le ciel, en ordre s’alignant :
Par de très subtils liens, la troupe est enchaînée.

Ils passent en chemin de nombreuses journées ;
Séparés par instants, toujours se rejoignant,
De nos plus beaux jardins au hasard s’éloignant,
Migration sans objet, par caprice ordonnée.

Mais pour ces voyageurs, ce n’est pas un souci.
Que le temps soit glacial ou qu’il soit radouci,
Toujours se forgera leur invisible chaîne ;

Car ils savent voler plus haut que des serins ;
Et qu’importe où l’on va, si l’on est plein d’entrain,
Sélectionner un but, ça n’en vaut pas la peine.

2 commentaires:

  1. Bon j'espère quand même que les oiseaux de Panurge sont moins abrutis que les moutons de Panurge, enfin! ils ne risquent pas grand chose puisqu'ils peuvent voler.

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    1. Ils sont abrutis juste ce qu'il faut:

      assez pour ne pas se compliquer la vie, mais pas trop en effet, ils ne sont pas comme les pauvres moutons.

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