mercredi 25 janvier 2017

L’inconnu qu’on porte en soi*






              
Blason de la famille Chanaleilles (avec retouche)



Guillevic, un poète que j’aime beaucoup
Prétend que l’inconnu est notre domicile.
On peut se demander « Mais de quoi parle-t-il? »,
Le besoin de certitude semblant en nous.
Aussi rechercher l’ignorance paraît fou.
Écrire c’est perdre de sa pensée le fil
Et cela est loin d’être une chose facile ;
Les contraintes nous aident à sortir de nos clous.
Écrire en rime rend par exemple possible
Qu’advienne des pensées jusqu’alors invisibles,
Impression d’une parole qui vient d’un autre.
Magie de la fusion entre lui et nous-même,
Précisément ce que l’on ressent quand on aime,
Un coeur battant au même rythme que le nôtre.

Vincent 
*Marguerite Duras « C’est l’inconnu qu’on porte en soi écrire, c’est ça qui est atteint » et Guillevic

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 D'or, à deux lévriers de sable, colletés d'argent courant l'un sur l'autre, l'un à sénestre l'autre à dextre