samedi 10 décembre 2016

Pavillon de l’ambiprophète



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L’ambiprophète usé voit tout d’un regard morne ;
Il prêcha cinquante ans, et cela fut en vain,
Donc, il reste chez lui, buvant d’assez bon vin,
De la sobriété respectant bien les bornes.

Autrefois, son amie, la licorne à bicorne,
Partageait avec lui ce breuvage divin,
Ainsi que des sorciers, des mages, des devins,
Et même l’ange vert aux plumes de tadorne ;

Mais les uns sont partis, et les autres sont morts,
Tombés comme la feuille ; elle accepte son sort
Et se va reposer dessus l’argile rouge.

Mais lui, l’ambiprophète, est resté bien vivant,
Contemplant son jardin que caresse le vent
Sans lequel, en ces lieux, rien, ou presque, ne bouge.

6 commentaires:

  1. Quoi? Que dites-vous? La licorne à bicorne est morte? Ce n'est pas possible!

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    1. Peut-être Cochonfusius me contredira mais je crois que c'est pour pouvoir renaître.

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    2. La licorne à bicorne va renaître! Comme un phénix ou comme Jésus?

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    3. Plutôt comme un phénix.

      Elle retourne son bicorne, qui s'emplit de ses cendres, d'où surgit son corps rénové.

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    4. Mais elle est tout simplement géniale, cette licorne à bicorne!

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