samedi 26 novembre 2016

Testament d’un non-possédant


image de l’auteur

Après ma mort, que tes jours continuent ;
Les miens n’ont pas été d’un très grand poids,
Semblant, parfois, se dérouler sans moi.
Je vois s’éteindre une flamme ténue.

Je ne dis pas : « La mort est bienvenue »,
Je tremble un peu, mais j’accepte la loi.
Nous ne vivons, tout au plus, qu’une fois,
La peine est lourde et les joies sont menues.

Après ma mort, souris au quotidien,
J’ai vu, souvent, que tu le fais si bien.
De mes défauts, ne garde point mémoire.

Calme est la nuit, calme encore est le jour,
Mon coeur est plein d’impossibles amours ;
Je n’aime pas la fin de cette histoire.

6 commentaires:

  1. C'est le bouddha qui parle ainsi dans ce sonnet ?

    RépondreSupprimer
    Réponses
    1. Je m'en doutais car le bouddha ne peut pas dire:"Nous ne vivons, tout au plus, qu’une fois", sinon il n'est plus bouddhiste. C'est pour cela sans doute que les minotaures sont très étonnés, il faut au moins un bouddha non bouddhiste pour étonner des minotaures.

      Supprimer
  2. Mon coeur est avec le bouddha. les minotaures et aussi avec toi Cochonfucius. On ne vit peut-être qu'une fois mais le partage des peines et des joies est une fleur immortelle dans le jardin de la mémoire.

    RépondreSupprimer
    Réponses
    1. Si le coeur de Luciole est avec les minotaures, ils n'ont pas fini d'être étonnés.
      Plus sérieusement, "Le partage des peines et des joies est une fleur immortelle dans le jardin de la mémoire" est une phrase que je retiens tant elle est juste et vivante.

      Supprimer
  3. Ben, le Minotaure n'a pas choisi d'être ce monstre, ni d'être enfermé dans le labyrinthe. Il mérite aussi notre compassion.

    RépondreSupprimer