dimanche 20 novembre 2016

Seigneur des bêtes à cornes


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Du lourd seigneur cornu, les intuitions sont fines ;
Il descend au matin de sa verte colline,
Guettant des étourneaux les vols entrecroisés
Quand ils partent chasser dans les cieux irisés.

Que lui apprends-tu donc, lecture matinale ?
Peut-être la venue d’un ermite en sandales,
Le reverdissement des feuilles du bouleau,
L’errance du bois mort qui flotte au fil de l’eau…

Le vieux seigneur cornu bien rarement s’épanche,
Vers le temple ancestral menant sa toison blanche,
La vestale pourra l’entourer de ses bras,
L’accueillant d’un sourire et de soins délicats.

1 commentaire:

  1. Seigneur Cochonfucius je me suis permise derechef de rajouter un (i) à "veux" du dernier quatrain.

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