samedi 5 novembre 2016

Pourquoi?


 Blason de Bohémond de Sangil


C'était bien avant toi, avant le temps des hommes
Et celui des étoiles, même avant cela
Encore. Rien n'avait commencé mais comme
Un bel oiseau sur les eaux, le souffle était là.

Il planait sur l'immense silence. Tu te
Demandes comment je le sais? Je ne l'ai pas
Inventé, ce ne sont pas les savants qui me
L'ont dit. Eux, ont du génie, je ne le nie pas,

Pour découvrir comment la vie fonctionne mais
Aucun ne sait percer ce grand mystère de
La vie. Le souffle est-il au départ de tout ce

Qui naît? Est-il comme la respiration de
L'univers?Le grand oiseau qui vole  dans le
Ciel sait-il pourquoi on vit? pourquoi on meurt?

Pierrette

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Parti d'argent et de gueules à l'oiseau montant de l'un en l'autre

5 commentaires:

  1. L’univers m’embarrasse et je ne puis songe
    Que cette horloge existe et n’ait pas d’horloger.

    Voltaire

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    1. j'aime beaucoup les textes de Voltaire, comme la plupart de ses réflexions, celle que tu cites, tout en restant rationnelle, soulève une question mystérieuse.

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  2. Je connais une blague à propos de Voltaire.
    Un jour Voltaire se fit mordre par un serpent, devine lequel des deux est mort?
    C'est le serpent.

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    1. En fait, plus exactement, un certain Fréron, critique littéraire, ne ménageait pas Voltaire, il avait à son sujet des formules de ce genre ;

      « sublime dans quelques-uns de ses écrits, rampant dans toutes ses actions »

      Voltaire le lui a bien rendu avec ce petit poème ;

      L’autre jour au fond d’un vallon,
      Un serpent piqua Jean Fréron ;
      Que croyez-vous qu’il arriva ?
      Ce fut le serpent qui creva.

      Je l’ai utilisé pour amuser la galerie. Un jeune handicapé de l’établissement où je travaille s’est fait piqué par une vipère, ça tombait bien, son nom avait une terminaison en « on », j’ai donc adapté le poème en substituant Fréron par son nom. Comme je le jeune en question était trisomique, certains y on vu une moquerie par rapport à cette maladie et me regardaient un peu de travers, ce qui n’était pas pour me déplaire. Je cite un autre philosophe, le marquis de Sade ;

      "Il est très doux de scandaliser : il existe là un petit triomphe pour l’orgueil qui n’est nullement à dédaigner."

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  3. Exact, merci Vincent. C'est mon père qui racontait cette anecdote, je croyais m'en souvenir mais je vois que non. je trouve cette plaisanterie amusante, un serpent qui meurt parce qu'il a piqué quelqu'un.

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