dimanche 20 novembre 2016

Le seigneur de Fomalhaut



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Il porte un sceptre d’or, qui jamais ne se brise ;
Il a son confesseur, auquel vont ses aveux,
Ganymède mignon qui brosse ses cheveux
De sorte qu’au jardin, ils volent dans la brise.

Quand ils sont seul à seul, leurs regards s’électrisent,
La flamme parcourant leur système nerveux
Brille plus, mille fois, que de l’astre les feux ;
Un maître, un échanson qui l’un l’autre se grisent.

Altaïr et Véga resplendissent aux cieux,
Mais Fomalhaut a plus de splendeur à nos yeux ;
On l’observe de loin, même à travers la brume,

Rassasié, le seigneur pousse un léger soupir ;
Partageant avec lui d’élégants souvenirs,
Ganymède se sent léger comme une plume.