jeudi 24 novembre 2016

Dieu des tourbières



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Ce dieu obscur et lourd fut l’amant d’Ophélie ;
La couronnant de fleurs et d’algues la ceignant,
Il avait su parler à sa mélancolie,
Mais ne dit plus un mot, ce jour, en s’éloignant.

Ophélie, s’immergeant, rêvera de lagunes,
Et de meurtre et d’angoisse, et de mort, et d’amour,
Sur l’eau de ce ruisseau flottent les feuilles brunes,
Pas un nuage au ciel, ce jour est un bon jour.

Un astre au firmament ne sait pas s’il est beau,
La lune n’entend rien des paroles humaines ;
Pour te dire un adieu, tu n’auras qu’un corbeau
Qui, sans penser à rien, dans les cieux se promène.

5 commentaires:

  1. En fait ce poème est une réponse à la question que pose celui-là ;

    C'était bien avant toi, avant le temps des hommes
    Et celui des étoiles, même avant cela
    Encore. Rien n'avait commencé mais comme
    Un bel oiseau sur les eaux, le souffle était là.

    Il planait sur l'immense silence. Tu te
    Demandes comment je le sais? Je ne l'ai pas
    Inventé, ce ne sont pas les savants qui me
    L'ont dit. Eux, ont du génie, je ne le nie pas,

    Pour découvrir comment la vie fonctionne mais
    Aucun ne sait percer ce grand mystère de
    La vie. Le souffle est-il au départ de tout ce

    Qui naît? Est-il comme la respiration de
    L'univers?Le grand oiseau qui vole dans le
    Ciel sait-il pourquoi on vit? pourquoi on meurt?

    Pierrette

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