mardi 11 octobre 2016

L'avare



Image d'Héraldie

 
L'avare s'accroche
 À son argent comme à une
Bouée de secours.

Hors, le tout est de tenir
Ce qui est insaisissable.

Vincent 
 



Louis de Funès dans L’Avare

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Coupé d'argent et de sable, le 1er à deux mains de carnation enserrant un code-barres de sable, le 2e à 11 crânes humains d'argent posés 6, 4 et 1, le comble de pourpre chargé des symboles monétaires du dollar, de l'euro et du yuan d'or.

3 commentaires:

  1. Je vais te répondre par un poème qui n'est pas de moi, malheureusement, j'aurais aimé l'écrire, en même temps, ça n'est pas si grave, l'important c'est qu'il soit venu jusqu'à moi et à bien d'autres, mais on est content quand on a fait quelque chose de beau.

    Ce que l’Amour a de plus doux…

    Ce que l’Amour a de plus doux, ce sont ses violences ;
    son abîme insondable est sa forme la plus belle ;
    se perdre en lui, c’est atteindre le but ;
    être affamé de lui c’est se nourrir et se délecter ;
    l’inquiétude d’amour est un état sûr ;
    sa blessure la plus grave est un baume souverain ;
    languir de lui est notre vigueur ;
    c’est en s’éclipsant qu’il se fait découvrir ;
    s’il fait souffrir, il donne pure santé ;
    s’il se cache, il nous dévoile ses secrets ;
    c’est en se refusant qu’il se livre ;
    il est sans rime ni raison et c’est sa poésie ;
    en nous captivant il nous libère ;
    ses coups les plus durs sont ses plus douces consolations ;
    s’il nous prend tout, quel bénéfice !
    c’est lorsqu’il s’en va qu’il nous est le plus proche ;
    son silence le plus profond est son chant le plus haut ;
    sa pire colère est sa plus gracieuse récompense ;
    sa menace nous rassure
    et sa tristesse console de tous les chagrins :
    ne rien avoir, c’est sa richesse inépuisable.

    Hadewijch d’Anvers. Poétesse flamande du xiiie siècle.

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    1. Merci Vincent pour ce poème sur l'insaisissable.

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