samedi 15 octobre 2016

La voix



Blason de  Bouillé-Loretz

Ça n’est qu’au fond de toi que tu entends la voix,
Celle qui te dicte les mots de tes poèmes.
Sur ta blessure c’est une apaisante crème,
À ton éternel mal de vivre elle pourvoit.
Ne va pas te saouler de verres de pivois*,
Tu as maintes fois usé de ce stratagème
Et chaque fois la conclusion reste la même ;
De plus en plus forte l’angoisse tu revois.
Pourquoi ne pas prendre plus souvent cette route
Si elle parvient si bien à lever tous tes doutes
Sur l’intérêt de faire partie des vivants ?
Peut-être est-ce parce qu’elle est très exigeante ;
Tu dois tenir loin de toi tout ce qui te tente,
Imitant ceux qui s'enferment dans un couvent.

Vincent 
*Vin rouge en argot
_____

D'or à une grappe de raisin d'azur tigée du même et feuillée de sinople.


 Le buveur, Grosclaude, Louis-Aimé (1784-1869)

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