dimanche 16 octobre 2016

Caillou

 Blason du Fief Seigneurial Vassal de Veauce
 
Viens encore une fois
Te consacrer caillou

Sur la table dans la lumière
Qui te convient,

Regardons-nous
Comme si c'était
Pour ne jamais finir.

Nous aurons mis dans l'air
De la lenteur qui restera.

(Eugène Guillevic, Encoches 1975)

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D'argent chaussé d'or au caillou de gueules.

1 commentaire:

  1. J’allais écrire que tout était bon chez Guillevic, que chacun de ses poèmes porte en lui cette petite magie qui nous fait aimer la poésie, en arabe, on traduit « poésie » par « Sihr halal », ce qui signifie littéralement « magie permise ».

    https://misquette.wordpress.com/2014/11/09/83-sihr-halal/

    Mais il y a toujours un mais... J’avais entendu qu’à une époque il avait publié un livre de sonnets « Trente et un sonnets » sous l’influence d’Aragon et le résultat, je viens de m’en rendre compte en en trouvant sur internet, est pour le moins décevant…

    « Sa machine pour l’ouvrier n’était pas rien.

    Il avait du plaisir à montrer qu’il savait

    S’y prendre et vous tournait par exemple un rivet

    Qu’il vous tendait avec un air presque olympien. »



    « Vous qui ne devrez plus comme nous combiner

    Comment payer le percepteur et la crémière, (…) »



    Mais, comme nous avons affaire à un très grand poète, il a l’humilité de le reconnaitre ;

    "Ce sont des livres de combats, affectés parfois par une simplification abusive, fruits de l’impatience, et par l’optique, certes condamnable, de l’art au service du combat, de l’obsession de l’utilité immédiate du poème dans le combat. Le manichéisme s’en mêle, le résultat ne peut être bon. »

    Désolé, je n’ai pas trouvé la référence du livre l’on trouve cet aveu.

    Autrement dis, cela confirme ce que je pensais, chacun son style, le tout est de le trouver.

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