vendredi 30 septembre 2016

Ô la pluie ! Ô le vent ! ...


Blason d'Anjeux

Ô la pluie! Ô  le vent! Ô les vieilles années!
Dernier baiser furtif d'une saison qui meurt
Et premiers feux de bois au fond des cheminées!
L'hiver est installé, sans sursis, dans mon coeur.

Vous voilà de retour, mes pâles bien-aimées,
Heures de solitude et de morne labeur,
Fidèles aux lueurs des lampes allumées
Parmi le calme oubli de l'humaine rumeur.

Un instant, j'ai pensé que la plus fière joie
Eût été de m'enfuir, comme un aigle s'éploie,
Au lointain rouge encore des soleils révolus.

Et j'enviais le sort des oiseaux de passage.
Mais mon âme s'apaise et redevient plus sage,
Songeant que votre amour ne me quittera plus.

Jean de La Ville de Mirmont
(1886-1914)

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Parti ; au premier d'azur à un haut-fourneau d'argent maçonné et ouvert de sable, enflammé de gueules, au deuxième d'argent à un corbeau de sable, becqué de gueules, au troisième d'or à une ondée d'azur chargé de deux poissons d'or.

2 commentaires:

  1. Premier vers à rectifier :

    «Ô la pluie! Ô le vent! Ô les vieilles années!»


    http://www.paradis-des-albatros.fr/?poeme=la_ville/o-la-pluie-o-le-vent-o-les-vieilles-annees-

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    1. Merci Cochonfucius, je ne sais pas pour quoi j'ai oublié tous les articles.

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