vendredi 2 septembre 2016

Les paradis artificiels

Blason de Berville-sur-Seine

Que ne ferait-on pas pour ne pas perdre pied,
Pour ne pas sombrer dans les océans du vide* ?
On boit de l’alcool, on prend du shit, des acides…
Il arrive aussi que l’on gratte du papier.

Je le fais avec des sonnets de douze pieds,
Mes pensées, la métrique, les rimes me guident,
Cette forme poétique a beaucoup de rides,
Bizarrement avec elle je prends mon pied.

La poésie classique n’est pas trop mon style,
Pourtant je ne vais pas faire le difficile,
Parvenir à créer fait entrevoir le ciel.

Mais toute création réclame du courage,
Il peut faire défaut quand l’angoisse fait rage,
D’où le recours aux paradis artificiels.



*Noir désir, Aux sombres héros de l’amer                                  
 Aux sombres héros de l’amer
Qui ont su traverser les océans du vide
A la mémoire de nos frères
Dont les sanglots si longs faisaient couler l’acide


....




_____


D'argent à une grue d'azur ; au chef de gueules chargé d'un drakkar d'or habillé d'argent et pavillonné du même.




2 commentaires:

  1. Vincent, j'ai choisi ce blason pour les raisons suivantes, le drakkar c'est toi qui ne veut "pas sombrer dans les océans du vide" et la grue c'est encore toi parce que tu as écrit à propos de "The end":

    "la poésie
    Donne des ailes aux humains".

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  2. Ton attention me donne des ailes aussi.

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