jeudi 15 septembre 2016

Le combat de Jacob.

Blason de la Milice de la Chevalerie Céleste

Une nuit, alors qu'il traverse le gué du Yabboq pour rentrer en pays de Canaan, Jacob est pris à partie par un inconnu qu'il ne peut voir. Tous deux luttent jusqu'à l'aurore. Au matin, l'inconnu (peut-être un ange du Seigneur) donne à Jacob le nom d'Israël, ce qui signifie "celui qui a lutté avec Dieu, celui qui a été fort avec Dieu". (Gn 32, 23-33).

2 commentaires:

  1. Adversaire au coeur d’or

    Croyez-moi, il m’en faut, pour vivre, du courage!
    Bien des fois, le monde, j’ai voulu le quitter,
    Aujourd’hui encore je suis triste à pleurer,
    J’écris ce poème pour surseoir au naufrage.

    Je m’enferme dans le noir quand l’orage gronde
    Et je compte sur mes doigts combien ont de pieds
    Les vers qui viennent à mon esprit se présenter
    Détruisant minutieusement chaque seconde.

    Combattant je me fais, je n’en ai pas le choix,
    Nous menons un combat, c’est le temps ou bien c’est moi.
    Lutteur? Pas seulement, me voilà un poète.

    C’est ainsi que l’on crée, en luttant corps à corps,
    Comme Jacob et l’ange, adversaire au cœur d’or.
    Au bout de la nuit, le poème est une fête.

    https://misquette.wordpress.com/2015/05/02/219-adversaire-au-coeur-dor/

    J'ai déterré ce très relativement vieux poème, un de mes premiers pour l'occasion, à l'époque je ne me formalisais pas autant sur la régularité du sonnet mais j'y trouvais quand même mon compte. Je me demande parfois si trop de "régularité" ne tue pas l'expression. Cochonfusius doit avoir une idée sur la question. Une entorse peut-elle être salutaire ?
    SInon, encore un chose, il se trouve que le hazard veut que Pierrette évoque cette histoire du combat de l'ange alors que j'ai eu une conversation cet après-midi même qui m'a rappelé cette épisode de al bible, comme quoi les grands esprits peuvent rencontrer les petits. Je blague Pierrette, je ne fais pas de complexe de supériorité.

    Voilà comment ça c'est passé ; Je félicite au téléphone un professeur de lutte pour son club qui compte pas moins de quinze personnes handicapées mentales dans son effectif, il me dit en substance qu'ils ont quelque chose de plus que les valides (sans me préciser quoi, je regrette de ne pas lui avoir posé la question, mais sans doute est-ce par pudeur qu'il n'a pas été plus précis) et il finit par dire textuellement "avec eux je suis aux anges". Voilà comment ça m'est venu se souvenir, la lutte, les anges... Nous partageons ce sentiment d'ailleurs, pour info, pour ceux qui veulent voir des anges nager, faire du vélo, pour certain du tricycle couché et de la course à pied, rendez-vous samedi 24 septembre au triathlon de La Baule, spéctacle garantie ! L'année dernière alors que j'accompagnait l'un d'eux qui était sur un tricycle couché et qui s'arrachait pour terminer l'épreuve nous avons été doublé par la tête de course, le premier en pleine effort en passant près de la personne que j'accompagnais lui a dit "C'est toi le meilleur !", j'en ai encore les frissons en le racontant. Un grand moment.

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    1. Très mauvaise blague, Vincent mais joli sonnet!

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