jeudi 25 août 2016

Corps glorieux


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Sur le caveau s’en vint un grand nuage sombre
Et la voix de l’Esprit, comme un souffle dans l’air,
Semblait la voix du monde et la voix de cette ombre,
Ou le chant de l’abîme, ou celui de la mer.

Un encens inconnu s’exhala par bouffées,
J’entendis des soldats les plaintes étouffées ;
La trompette des morts venait de retentir ;
Du jardin, les gardiens ont préféré sortir.

Peu après, Madeleine, étouffant ses sanglots,
Apporta du parfum, pour le verser à flots ;
Tu seras consolée, vaillante Madeleine,
Le nouveau jardinier soulagera ta peine.

6 commentaires:

  1. Réponses
    1. Voir

      http://rembrandt.louvre.fr/fr/html/r12.html

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    2. Jean, chapitre 20, verset 15 :

      Jésus lui dit: «Femme, pourquoi pleurs-tu? Qui cherches-tu?»

      Elle, pensant que c'était le jardinier, lui dit: «Parce qu'ils ont enlevé mon Seigneur, et je ne sais où il l'ont mis.»

      λέγει αὐτῇ Ἰησοῦς Γύναι, τί κλαίεις; τίνα ζητεῖς; ἐκείνη δοκοῦσα ὅτι ὁ κηπουρός ἐστιν, λέγει αὐτῷ Κύριε, εἰ σὺ ἐβάστασας αὐτόν, εἰπέ μοι ποῦ ἔθηκας αὐτόν, κἀγὼ αὐτὸν ἀρῶ.

      dicit ei Iesus «mulier quid ploras, quem quaeris?» illa existimans quia hortulanus esset, dicit ei «domine si tu sustulisti eum dicito mihi ubi posuisti eum et ego eum tollam».

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    3. Première ligne

      «pleures-tu»

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    4. Autre retouche :

      Elle, pensant que c'était le jardinier, lui dit: «Seigneur,si c'est toi qui l'as enlevé, dis-moi où tu l'as mis, et je le prendrai.»

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