dimanche 3 juillet 2016

El Desdichado

El Desdichado


Je suis le Ténébreux, - le Veuf, - l'Inconsolé,
Le Prince d'Aquitaine à la Tour abolie :




Ma seule Étoile est morte, - et mon luth constellé
Porte le Soleil noir de la Mélancolie.


Dans la nuit du Tombeau, Toi qui m'as consolé,
Rends-moi le Pausilippe et la mer d'Italie,



La fleur qui plaisait tant à mon coeur désolé,
Et la treille où le Pampre à la Rose s'allie.




Suis-je Amour ou Phoebus ?... Lusignan ou Biron ?
Mon front est rouge encor du baiser de la Reine ;
J'ai rêvé dans la Grotte où nage la Sirène...



Et j'ai deux fois vainqueur traversé l'Achéron :
Modulant tour à tour sur la lyre d'Orphée
Les soupirs de la Sainte et les cris de la Fée.

 















Seigneur Konrad von Altstetten.
Codex Manesse
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- (Blason de Hiermont) D'azur au cavalier contourné d'argent armé, casqué et cuirassé du même, tenant de sa main dextre une lance pavillonnée de sinople, au cheval d'or, bardé et cuirassé aussi d'argent.

- (Blason d'Appietto) Tranché ; au premier d'argent à une tour de sable, au second d'azur d'une tour du même.

- Image de Cochonfucius

- (Blason de la famille de Marsay) De sable semé de fleurs de lys d’or.

- (Bruc-sur-Aff) D'argent à une plante de bruyère tigée de trois pièces de sinople fleuries de gueules.

- (Blason d'ustka, Pologne) D'azur à la nef d'argent en chef, à la sirène d'or tenant dans sa main dextre un poisson d'argent aussi.

- (Moustiers Sainte Marie) D’azur à deux rochers d’argent, mouvants des flancs, sur une terrasse de sinople, entre lesquels sont posées en fasce deux fleurs de lys d’or, accompagné en chef d’une chaîne d’argent reliant les cimes des deux rochers, au milieu de laquelle est suspendue, par un chaînon du même, une étoile d’or.

- (Blason de Bon-Encontre) De gueules au bosquet d'or à une sainte vierge d'argent sur le tout.

- De pourpre à la fée d'or.

1 commentaire:

  1. Une voix ténébreuse (Pays de Poésie, 20-4-15)
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    En alignant des mots, mais sans les contrôler,
    Un poète explorait sa mémoire abolie,
    Et bientôt, devant lui, l’écran fut constellé
    De notes de tristesse et de mélancolie.

    Aucun de ses copains n’a pu le consoler
    Dans son petit troquet, avenue d’Italie ;
    Le vide règne dans son esprit désolé
    Où la lourde amnésie au désespoir s’allie.

    Ainsi pendant des nuits, son verbe tourne en rond,
    Qui évoque tantôt Pénélope, la reine
    Abandonnée longtemps, ou la pâle sirène.

    Mais dans guère de temps, ses mots s’endormiront.
    Un soir ils entreront au pays de Morphée
    Où n’ira les reprendre aucun vaillant Orphée.

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