samedi 28 mai 2016

Vincent le Rebelle


Sur un blog de poésie nommé Héraldie,
Dame Pierrette, comme elle aime qu’on l’appelle,
M’a donné le surnom de « Vincent le Rebelle »,
À ma connaissance cela est inédit.


Au début j’ai cru que c’était de l’ironie,
Nos relations ayant été conflictuelles
Et qu’à mes yeux je relève de la poubelle
Plutôt que de l’opposant à la tyrannie.


La connaissant mieux, je pense qu’elle est sincère,
C’est vrai que parfois je suis révolutionnaire
Mais pas au point de mériter ce sobriquet !


À moins que je considère comme un despote
Le désespoir qui met mon moral en compote,
Dont je me libère en composant des sonnets.


Vincent

3 commentaires:

  1. Donc récapitulons: Vincent le Rebelle se considère comme relevant "de la poubelle" et considère "comme un despote, ce mal" qui est en lui et qui met son "moral en compote"
    Ce qui expliquerait peut-être son blason quelque peu violent.
    Néanmoins, Vincent le Rebelle est en Héraldie grâce à sa sensibilité poétique.

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    1. Oh Merci Dame Pierrette pour ce blason. J'y avais pensé dès le début de l'aventure Héraldie mais finalement, comme il était plutôt adressé à des individus et que je jugeais qu'il était trop violent (dans le même temps nous avions vécu les attentats de Novembre), la violence j'en étais écoeuré, mais là, avec ce sonnet du jour, je l'assume complètement, c'est au désespoir que je le tend et bien haut. L'idée met venue à la lecture de ce texte de Frida Kahlo ;

      La révolution est l’harmonie de la forme et de la couleur et tout existe et évolue répondant à une seule loi, la vie, personne n’est détaché de personne, personne ne lutte pour lui seul, tout et tout et un ; l’angoisse et la douleur, le plaisir et la mort, ne sont qu’un processus pour exister, la lutte révolutionnaire dans ce processus est une porte ouverte à l’intelligence.

      Ma seule certitude c’est que la vie n’aurait plus de sens si je cessais de rêver. Mais qu’est-ce qui me reste de tant de rêves, de toute la passion que j’ai mise dans mes idéaux ? Mais sont-ils vraiment miens ces idéaux ou me fait-je l’illusion qu’ils le sont seulement parce qu’aujourd’hui ils enflamment Diego, volubile et contradictoire comme lui seul sait l’être et demain qui sait ?
      Mais c’est quoi ma révolution ? Me peindre moi-même torturée et pourtant attachée à la vie comme une sangsue ? C’est ça ma révolution ?

      Pour en savoir plus, c'est ici ;

      https://misquette.wordpress.com/2016/05/28/la-revolution-de-frida-kahlo/

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  2. Votre sonnet est très chouette, il respecte la structure classique et la position des rimes, les alexandrins par contre, s'ils ont bien leurs 12 pieds, boîtent un poil trop souvent à la césure ! C'est pas mal quand même.

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