lundi 2 mai 2016

La vague de Camille Claudel


Je m‘extasie sans fin devant l’œuvre de Claudel.
La beauté de ses œuvres me plonge inlassablement dans une pure contemplation.
Cette artiste aux mains si prodigieuses, si délicates, nous montre la voie du sublime.
Ces baigneuses s’abandonnent, innocentes, gracieuses, pures au milieu d’un décor tumultueux.
Elles dansent innocemment, lascives sur une onde chatoyante, qui peu à peu prend la forme d’un monstre dévorant.
Les baigneuses semblent habitées par leur propre enchantement, par une force qui transcende le tragique du décor. Plus rien n’existe autour d’elles, elles sont seules au monde. Pourtant elles seront bientôt englouties dans les profondeurs des ténèbres.
Que reste t-il de ces baigneuses au plaisir éphémère ?
Le chant d‘une danse inachevée ?

Isabelle Ségovia

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