lundi 30 mai 2016



Cinq.
Homme nuptial,
Aux prémisses de l’aube,
Orant dans la pénombre pour le jour en devenir,
Dans la clarté implacable du soleil à son zénith,
Suppliant son Seigneur pour que s’élèvent les âmes,
Dans la douceur du soleil à son déclin,
Demandant l’apaisement des cœurs indécis,
Au couchant, quand le jour s’enroule dans la nuit,
Recherchant la guidance en viatique de traversée nocturne,
Aux derniers feux éteints, lorsque l’obscurité semble tout avoir vaincu,
Appelant le Ciel à la résurrection des êtres dans le renouveau du jour.
Initiale de l’inconditionné,
Vérité de la Réalité,
Affirmation de l’Un,
Avant, pendant et après toute manifestation du multiple,
Sans que l’Unité ne s’accroisse ou ne diminue.
Surface de la sphère du Trône incommensurable
Enveloppant dans sa miséricorde sans borne
Toutes les sphères
Dans son unique vibration harmonique.
Nul n’a connu, nul ne connaît, nul ne connaitra cette Réalité
Si ce n’est Lui.
LUI !
Secret qui cache un nom manifeste que tout être connaît
Sans pourtant le nommer,
Clé des univers, 
Science native déposée dans la graine du cœur de chaque être,
Source de l’océan de l’amour éperdu
Dans lequel se noie sans retour l’amoureux de l’Amour.
LUI !
Dernière demeure de l’ultime science
Dont l’alif fut le berceau.
Car Il est l’origine et la fin,
La pérégrination et l’arrivée,
L’épreuve et le repos.
Il est Lui !
Singulier dans Sa Réalité,
Impair dans Son incomparable solitude,
Nul ne Le seconde.
Sans qualité, Il les possède sans exception !
Sans attribut, Il produit tout être et le dote de ses caractères !
Rien si ce n’est Lui !
LUI !
L’absolu !
Devant lequel le multiple s’efface…
Ni temps ne s’étant déployé,
Ni espace ne s’étant étendu,
Je demeure suspendu entre mon néant et son Essence !
Que ma foi retrouve sa pureté de nature,
Se nourrissant sans cesse de son invocation !
Que ma vision soit mon aveuglement
Afin que ma cécité devienne Sa vision !
LUI !
UN !
PUR !
Jaillissement de la source de camphre,
Être sans limite,
Jubilation du derviche
Quand il atteint le dernier degré de l’échelle.
LUI !
Que mon regard ne saurait atteindre
Sauf à perdre la vue
Et qui, malgré ma négligence,
A fait son nid dans l’alcôve de mon cœur,
Commandant mon inspir et libérant mon expir.
Son nombre est six.
Entre silence et symphonie,
Entre naissance et plénitude
De l’Adam-Êve restauré dans sa pure origine.

 
Clair de noir - Yahne Le Tourmelin

26 commentaires:

  1. Quel talent!

    "Au couchant, quand le jour s’enroule dans la nuit"
    La douceur de la nuit qui protège le jour.

    "l’océan de l’amour éperdu
    Dans lequel se noie sans retour l’amoureux de l’Amour."
    Expression d'une saturation d'amour, ce que cherche l'être humain finalement!

    "Jubilation du derviche
    Quand il atteint le dernier degré de l’échelle."
    Image amusante pour moi, je me dis:"Pourvu que le derviche ne tombe pas!"

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    1. Rassure toi Pierrette, ça ne risque pas d'arriver, l'échelle dont il question ici étant l'échelle de Richter, arrivé au dernier degré de cette échelle, l'épicentre provoque une destruction totale, c'est une métaphore de l'état extatique où le sujet disparait pour laisser la place à l'Un.

      Sinon, sérieusement, je ne conçois pas d'unité sans dualité, sur le plan spirituel, on ne pourrait ressentir l'unité qu'en dualité, l'état d'extase ne serait pas la disparition du sujet pour laisser la place à l'être aimant-aimé, en un autre terme pour moi, l'Un, mais plutôt sa fusion avec lui.

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    2. Je crois que Dieu est Un et multiple, par contre je suppose que l'origine de l'humanité est bien 2: Adam et Eve.
      Adam et Eve étaient un mais leur descendance est deux: l'homme et la femme, entre les deux il y a un espace de liberté où peut venir se loger une infinité de possibilités.

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    3. Bonjour Dame Pierrette et Rebel Vincent,
      Je réponds à ceci :
      "je ne conçois pas d'unité sans dualité, sur le plan spirituel, on ne pourrait ressentir l'unité qu'en dualité, l'état d'extase ne serait pas la disparition du sujet pour laisser la place à l'être aimant-aimé, en un autre terme pour moi, l'Un, mais plutôt sa fusion avec lui."

      Ce poème se place du point de vue métaphysique. "LUI" qui se traduit en arabe par le mot "Huwâ" est un nom divin essentiel qui est non manifesté.
      Dans la doctrine soufie, il s'agit d'une notion très subtile car Huwâ correspond à l'UN ("Ahad") qui est le principe de l'unité ("Wahid"). Cette dernière s'identifie à l'Être principe des êtres. C'est à ce dernier degré qu'on peut parler de dualité, au-dessus la dualité n'est qu'une possibilité non actualisée.
      Pour en venir au derviche sur son échelle qui fait sourire Dame Pierrette, à ce degré le soufi réalise l'Essence : il ne s'agit ni d'une fusion ni d'une union car cela supposerait deux réalités distinctes qui soit n'existent pas encore, soit n'existent plus.
      C'est toute la subtilité de la notion d'illusion en relation avec ce qu'on appelle la Réalité.
      Pour faire simple, notre monde n'a de réalité que parce qu'il est compris dans la réalité essentielle de "Huwâ".
      En d'autres termes, toutes les fois que je perds la conscience de la présence divine de l'UN, je tombe dans l'illusion.
      Le derviche dont je parle a réalisé cela et pour lui la dualité ou la multiplicité ne lui voilent jamais la Réalité de l'Un.
      J’espère avoir été clair.
      Merci à vous.

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  2. C'est sûr, le derviche ne tombera pas puisqu'il voit l'Un. Merci pour vos éclaircissements toujours précis, clairs et enrichissants.

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  3. Merci également pour votre magnifique travail.

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  4. Je vous remercie Dame Pierrette.
    Mais je vois que vous pratiquez un humour bien soufi !
    Saviez-vous que sur la tombe d'un derviche, on avait inscrit le nombre 634, année de sa mort.
    Ce nombre est celui du verbe "lataraa" لترى qui signifie "faire voir".
    Intéressant, qu'en pensez-vous ?

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    1. Ah non! franchement! je vous assure, je serais flattée mais je n'ai pas un humour soufi. Je suis en ce domaine une inculte, ce n'est pas ma formation, je suis catholique et bretonne par dessus le marché. Alors vous voyez...
      Mais je m'intéresse aux textes quels qu'ils soient parce que les mots viennent du coeur, même si souvent le langage trahit et révèle tout à la fois.

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    2. Catholique et bretonne c'est un pléonasme.

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    3. Ce commentaire a été supprimé par l'auteur.

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  5. Bonjour Frère d'Armelin,
    Merci pour toutes ces richesses et connaissances.
    Permettez-moi une suggestion à propos du verbe écrit sur la tombe. Ne serait-il pas plus correcte de lire"litara" ce qui signifie: pour que ou afin que tu voies ou tu observes.
    Car, la tombe n'est-elle pas l'endroit le plus propice pour le rappel?
    Toutes mes excuses pour cette intrusion.
    Encore Bravo.
    Aux deux restantes.
    M.M

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  6. Bonjour Cher Ami,
    N'étant pas un expert en langue arabe, loin s'en faut, je vous remercie infiniment de votre judicieuse remarque.
    A très bientôt.

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  7. Merci Jean pour toutes ces précisions. Je devine que l'on ne puisse pas être plus clair que tu ne l'es vu la maîtrise dont tu sembles faire preuve en ce domaine et surtout la grande attention que tu portes aux commentaires que l'on peut faire qui se manifeste par des réponses ou des commentaires de commentaires toujours très riches. Merci pour ça. Cependant pour des raisons qui tiennent d'avantage à moi, mes connaissances dans le domaine de la spiritualité étant quasiment intuitive, je n'ai pas tout compris. Par contre j'ai compris que tu es un poète et pas des moindres. Comme Dame Pierrette et beaucoup d'autres sans doute, tes textes, tes images me transportent, je me noie dans la source de l'océan éperdu. C'est magnifique. Merci encore.

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  8. Bonjour à tous.

    Merci Jean d'Armelin pour cette sublime composition.
    "quand le jour s’enroule dans la nuit" est une référence à des versets du Coran qui reviennent sans cesse et qui ne se satisfont pas uniquement d'évoquer l'alternance du jour et de la nuit, mais bien plus que cela. La nuit semble sortir du jour et le jour de la nuit. On peut y voir l'alternance de l'ombre et de la lumière, de l’ignorance et de la connaissance, du yin et du yang... Évocation subtile riche de sens et encore nous invitant à la méditation.
    J'ajouterai ceci:"Et c'est Lui Qui a créé la nuit et le jour, le Soleil et la Lune, chacun voguant dans une orbite." (Sourate Les Prophètes: 33).
    "Et une preuve pour eux est la nuit. Nous en extrayons le jour et ils sont alors dans les ténèbres. Coran, 36:37"
    Ceci nous interpelle sur cette dynamique évoquée, que l'être est en Devenir comme l'écrit Dame Naïla dans "la Pure Merveille", et tant d'autres références qu'elle a semé en ses compositions de Lumière et d'Amour.
    Je n'aurais de cesse de vous remercier pour ce témoignage!
    Que Dieu vous bénisse.

    Philippe

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    1. Philippe,
      Que Dieu vous bénisse pour vos commentaires toujours très intéressants.
      Je suis bien évidemment entièrement d'accord avec ce que vous dites à propos du jour et de la nuit.
      Le Coran nous enseigne par cette évocation récurrente que lumière et ténèbres sont non seulement corrélatives mais les deux faces d'une même réalité.
      Ainsi les ténèbres qui en un sens supérieur symbolise la toute possibilité non manifestée, sont le principe immédiat de la lumière en tant qu'énergie spirituelle de tout le manifesté. Mais comme tout retourne à Dieu, le manifesté lorsqu'il atteint son maximum de développement retourne au non manifesté. De ce point de vue, et cela peut paraitre paradoxal tant nous sommes habitués à ne considérer que l'aspect négatif des ténèbres , la nuit est supérieure au jour car pour paraphraser St Jean "La lumière luit dans les ténèbres", et que de la même façon le silence est le principe de la parole et le zéro le producteur de tous les nombres à partir de l'Unité.
      Cependant, en fin de compte, il n'y a que la nuit (c'est là le propos de ce poème) : le jour est en fait une nuit pour l'âme et le coeur qui doivent se consacrer à ce monde et la nuit est ténèbre pour l'âme et le coeur retournant à leur Seigneur dans l'invocation et la prière. Mais vous comprenez que cette nuit là est pure Lumière!
      C'est bien pour cela que les soufis et Naïla en tête parlent souvent de perplexité!

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  9. J'aimerais ajouter ceci, très modestement.
    Chaque aspirant est à réaliser son expérience gustative de La réalité divine, et même en son essence. L'union existe bien et elle devient manifeste à travers un état d'être, un retour à L'origine. Ceux qui goûtent à cela le savent bien.
    Parfois, leur corps n'est plus qu'une anecdote en cette manifestation. Il ne s'agit pas d'incarnation, mais bien d'union avec L'UN en sa vision et en son essence. Il est un chemin intérieur qui donne accès à cette expérience.
    Il a ses effets. Il a ses méthodes. Ceci a déjà été expérimenté et rendu vivant, par le passé et je pense à Rumi, Hallaj et tant d'autres. Il ne s'agit pas d'une incarnation, mais de la possibilité de ce devenir de l'homme. Celui qui vit cela le sait.
    Celui qui vit cela le vit depuis l'intérieur.
    Peu sont à même de le comprendre. Aujourd'hui plus que jamais. Ce que cherche Naïla n'est pas d'expliquer, mais d'amener chacun par la voie la plus subtile et la plus réelle. Faire écho en l'Âme de chacun afin qu'elle se réveille réellement.
    Je lis et relis ses écrits, et je ne peux m'empêcher de faire aussi ce témoignage. C'est aussi ma façon de répondre à Vincent. Cette voie est une voie vivante qui obéit à des règles strictes et une pratique assidue. Elle peut être aussi une expérience spontanée. Ne pas comprendre, n'invalide pas le chemin de cette personne. Ici, nous tombons dans la réduction. Je me sens dans le besoin de l'exprimer.
    Ecrire ne veut pas dire le vivre. Le vivre n'implique pas forcément de l'écrire.
    Mais le vivre et l'écrire est un pur miracle et la manifestation que cela existe bien.
    Nous sommes loin, loin d'imaginer comme cela est sacré et relève d'une beauté insoupçonnée. Plus que tout, je suis à me dire, que la lumière est là, et qu'elle se manifeste. C'est un grand espoir pour nous. Un grand espoir! L'espoir pour toute l'humanité!

    Veuillez me pardonner mon exaltation, mais à vous suivre, je réalise combien il y a beaucoup encore à "saisir" depuis l'intérieur, à éclairer et à donner. Chacun a sa méthode, car chaque méthode est une volonté d'abord divine. Elle a sa sagesse. Comme je ne vois plus Naïla publier sur Héraldie, j'en devine peut-être la raison. Il me semble important de faire cet éclairage.
    Je ne connais pas Océan sans rivage, et j'aurai bien aimé la rencontrer. Je la remercie d'être, car, je sens bien son parcours. Nous sommes à nous reconnaître par delà l'espace et le temps...

    Philippe

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    1. Philippe, pouvez-vous, s'il vous plaît, me contacter par courriel car je ne retrouve plus votre adresse ? Merci.

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    2. Ce que vous dites là, Philippe, tourne à mon sens autour de la question de la transmission. D'ailleurs, comme vous les savez, la tradition c'est ce qui doit être transmis.
      Qu'il en soit conscient ou non, chacun de nous est le dépositaire du secret (sirr en arabe). Seulement, celui qui prend conscience que quelque chose est à trouver ou à connaitre, celui qui cherche un chemin ou qui désire déchirer les voiles de l'illusion pour rencontrer le Vrai, se trouve investi d'un devoir.
      D'abord trouver sa voie et son guide car c'est lui qui est chargé de transmettre l'influence spirituelle et l'enseignement. Puis transmettre à son tour en témoignant de la lumière, par sa simple présence, par ses actes, par ses paroles et si Dieu veut par des écrits.
      Mais vous avez raison de dire que chaque méthode est une volonté d'abord divine. Je dirai même que s'agissant de poésie, Dieu est le seul écrivain , le poète n'étant, quant à lui, qu'un simple porte-plume.
      Naïla dirait sans doute : "Il est à écrire quand tu écris."

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    3. A propos de Sirr,

      ”Lorsque l’appel de l’amour eut frappé mes oreilles, mon intelligence sembla m’abandonner pour se précipiter au devant de ses volontés. Je livrais mon âme comme le gage de ma soumission à cet ordre suprême, et je traçais le plan d’une nouvelle composition magique*. Je veux, si le ciel m’accorde son assistance, que mon palmier donne les fruits de la vérité. Par la puissance du feu qui consume mon cœur, je produirais une oeuvre merveilleuse, dont le pouvoir sera tel, que la raison confondue brulera le bagage de la science. Je remplirais de vapeur la voute azurée, je tirerai des larmes des yeux même des astres ; mes paroles parviendrons à un tel degré de mérite que le ciel me prodiguera ses bravos.“

      Djami (1414 – 1493), en préambule au poème « Joseph et Zouleïkha ».
      * En arabe, on traduit « poésie » par « Sihr halal », ce qui signifie littéralement « magie permise ».

      À l’article 80. Soleil de vérité, on trouve un extrait de « Joseph et Zouleïkha ».

      https://misquette.wordpress.com/2014/11/05/80-soleil-de-verite/

      Moi, qui suis le ciel, je crie Bravo ! Bravo ! Bravo ! Bravo ! Bravo !


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    4. Magnifique citation que vous nous faîtes, Vincent!
      Elle résume à elle seule tout ce que nous venons d'expliquer!
      Merci!
      Qu'ajouter de plus?
      Il n'est qu'à savourer.
      Se laisser pénétrer par l'évocation sublime d'un cœur uni à l'amour.

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    5. Je suis content qu'elle te plaise, tu devineras aisément que si je l'ai copier ici et sur mon blog, c'est que je l'aime beaucoup. Ce qui me plait c'est son enthousiasme, on dirait un enfant qui vient d'ouvrir son cadeau de Noël, il est tout fou, "le ciel me prodiguera ses bravo". Si je devais le jouer, je l'interpréterais comme ça, comme un gamin qui a un nouveau jeu. Un enfant joyeux. Si quand on est en présence de Dieu on n'est pas joyeux, si on tire une gueule de trente six pieds de long, c'est que ça n'est pas lui. Je le sais pour ne pas croire en lui mais pour le sentir au détour de mes éclats de rire. Ce matin, au boulot, une collègue, de loin m'appelle "Vincent, vient par ici, on a à te parler et que ça saute !", je lui répond sur un ton un peu coquin, "ça il ne faut pas me le dire deux fois !" et j'arrive dans la pièce, elles étaient, avec une autre collègue, pliées de rire, je souris pensant que c'était à cause de ma vanne grivoise, c'est à ce moment que j'aperçoit dans un coin de la pièce, la chef de service, au moins aussi gênée de que moi, ne sachant pas si elle devait rire à son tour ou garder son sérieux. C'est le rire qui l'a emporté pour tout le monde, ça m'a fait un bien fou, mais vraiment, j'étais un peu morose avant, mais là ça m'a requinqué pour la journée. J'espère que l'au-delà est un éclat de rire qui n'en finit pas.
      Tu fais de plus en plus de commentaires sur le blog, c'est très agréable d'échanger, de partager sa façon de voir les choses, c'est très précieux, peut-être plus précieux que ce que l'on dit, merci à toi et soit le bienvenue.

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    6. Vincent,

      Je préfère mille fois me taire que faire des commentaires.
      Je ne suis intervenu que dans un but très précis.
      Cela n'empêche pas d'avoir spontanément de l'empathie avec autrui.
      Cependant, je ne pense pas qu'Héraldie se prête à ce genre de chose. Les forums sont largement plein de dialogues très peu constructifs, par ailleurs.
      On peut parler des milliers d'années, ce qui devait se transmettre se transmet, et ce qui restera lettre morte le sera aussi!
      C'est ainsi.
      On ne refait pas le monde.
      Une vraie rencontre est une rencontre unitive.

      Je te salue bien, et bonne continuation!

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    7. Soit, tu ne veux pas te mêler à de vains bavardages mais avant de retourner dans tes hautes sphères aurais-tu une histoire drôle à me raconter de sorte que je sente la présence unitive ? Chacun ses goûts, les miens sont portés sur la chose aussi si tu veux me rendre ce service choisi de préférence le registre grivois. Pour te donner un exemple voici l'histoire qu'un collègue m'a raconté pas plus tard qu'hier, je vais essayé de la faire courte ;

      Une vielle fille prend du plaisir avec un vibromasseur. Ses parents, dans le pièce d'à côté, s'inquiète de savoir ce qu'est ce bruit aussi ils ouvrent la porte et la surprennent ;

      - Mais qu'est-ce que tu fais ?
      - Eh bien, j'ai quarante ans, j'ai pas de mari, ç'est un peu comme un compagnon pour moi. ( Un peu agacée et montrant l'objet vibrant )

      Quelques jours plus tard, c'est au tour de sa mère de surprendre son père, devant la télévision avec l'appareil, elle est stupéfaite;

      - Mais ça va pas non ! Qu'est-ce que tu fais avec ça ?
      - Eh ben quoi, j'ai quand même bien le droit de regarder le foot avec mon gendre !

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    8. L'histoire ne dit pas ce qu'il en faisait. :) il massait ses rides je suppose.

      Luciole

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  10. Le tableau qui illustre ce poème, "Clair de noir" de Yahne Le Tourmelin
    m'évoque l'"Outrenoir" de Pierre Soulages et le "noir de gueuleton riche et en même temps comme excrémentiel."dont parle Antonin Artaud au sujet du noir des corbeaux sur le "Champ de blé aux corbeaux", dernière composition de Vincent Van Gogh.

    Voir aussi (Pour paraphraser Cochonfucius dont les derniers poèmes sont comme très souvent magnifiques, je pense particulièrement à Arbrisseau qui se conclue par "Si j’aime le raisin, je dois aimer la vigne."

    https://misquette.wordpress.com/2014/12/25/127-lart-soulage/

    Jean, je voudrais publier ce poème sur mon blog, y vois-tu un inconvénient ?

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  11. Cher Vincent,
    Tu as ma bénédiction.

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