vendredi 27 mai 2016

Grande lune de gueules

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De deux choses, c’est lune, et l’autre est le soleil ,
Ainsi chanta Prévert, quand la nuit fut de sable,
Éternel jouvenceau, vieillard irresponsable :
Pavée de cauchemars est la Voie de l’Éveil.

Sans muscles va le fleuve, et vois comme il est fort !
Et sans savoir nager, à la mer il se jette,
Nullement n’est son âme aux noyades sujette,
C’est en s’évaporant qu’il rencontre la mort.

Oh ! que rouge est la lune, et mon coeur, si bavard !
Ainsi que le grand fleuve absorbe la rivière,
Ce site est un abri pour ma langue vulgaire :
J’y vis, comme un piéton qui suit le boulevard.

5 commentaires:

  1. Même en s'évaporant le fleuve ne meurt pas Cochonfucius, l'eau se transforme en nuages et les nuages finissent par pleuvoir, alimentant à nouveau le grand fleuve.

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    1. Un éternel retour (pays de Poésie 26-11-13)
      ----------------

      Fleuve parfois tari qui dans l’Histoire plonge,
      Ayant la majesté, le calme d’un gisant,
      Comme un miroir obscur pour les jours du présent ;
      Et du sable au milieu, où l’avenir s’éponge.

      Au long de ton pays ton rivage s’allonge,
      Où viennent méditer les humbles paysans
      Et l’âme des seigneurs devenus vers luisants,
      Qu’un tourment d’autrefois toujours harcèle et ronge.

      Je vois l’eau qui avance en descendant des monts
      Et ne remonte point comme font les saumons,
      Mais quand elle est en mer, cette eau qui s’évapore .

      Revient vers les sommets, à la force du vent
      Et se fait source pure, et ruisseau, comme avant,
      Et le fleuve en lui­-même à nouveau s’incorpore.

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  2. L'enchainement entre les commentaires est parfait, il coule comme de l'eau de source.

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    1. C'est vrai Vincent, travailler avec Cochonfucius est un privilège, joins-toi à nous je te prie.

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  3. Mais je suis là, j'y suis là et j'en suis très honoré.

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