dimanche 1 mai 2016

Démon mélomane

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Du démon mélomane, heureuse est la nature :
C’est un bon compagnon, je peux le garantir,
Il est sobre, il est doux, il s’abstient de mentir,
Je ne l’ai jamais vu commettre une imposture.

Il absorbe des sons, pour toute nourriture ;
Puis il les restitue, et les fait retentir :
Qui dira le plaisir qu’il nous fait ressentir ?
Ce n’est pas au pouvoir de mon humble écriture.

Il chante la vertu, la justice et la foi,
La lune du printemps qui brille au fond des bois
Dont sa chanson produit une aimable peinture.

Quand arrive le soir, le concert se poursuit,
Et cela va parfois jusqu’au coeur de la nuit ;
Mais alors, je m’endors au creux des couvertures.

Cochonfucius

4 commentaires:

  1. Mais alors pourquoi est-il un démon ce mélomane?

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    1. C'est, comme le démon de Socrae, un démon tourné vers le bien.

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  2. Parfait j'espère qu'un jour je rencontrerai ce démon au bon moment.

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  3. « Mais peut-être qu’il paraîtra absurde que je me sois mêlé de donner à chacun de vous des avis en particulier, et que je n’aie jamais eu le courage de me trouver dans vos assemblées du peuple, pour donner mes conseils à la patrie. Ce qui m’en a empêché, Athéniens, c’est ce démon familier, cette voix divine dont vous m’avez si souvent entendu parler, et dont Mélitus a fait plaisamment un chef d’accusation. Ce démon s’est attaché à moi dès mon enfance ; c’est une voix qui ne se fait entendre que lorsqu’elle veut me détourner de ce que j’ai résolu, car jamais elle ne m’exhorte à rien entreprendre. C’est elle qui s’est toujours opposée à moi quand j’ai voulu me mêler des affaires de la république, et elle s’y est opposée fort à propos ; car il y a bien longtemps, croyez-le bien, Athéniens, que je ne serais plus en vie si je m’étais mêlé des affaires, et je n’aurais rien avancé ni pour vous, ni pour moi. Ne vous fâchez point, je vous en prie, si je ne vous déguise rien : tout homme qui voudra s’opposer franchement et généreusement à tout un peuple, soit à vous, soit à d’autres, et qui se mettra en tête d’empêcher qu’il ne se commette des iniquités dans la république, ne le fera jamais impunément. » (Platon, Apologie de Socrate)

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