jeudi 26 mai 2016

Chants du chérubin

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— Ah ! s’il t’arrivait de l’entendre,
Tu n’oublierais pas cette voix :
Car jamais chant d’oiseau plus tendre
Ne fut entendu dans ces bois.

Veux-tu imiter sa cadence ?
Je crois bien que ça te plairait
D’entrer dans l’immobile danse
Qui vient charmer champs et guérets.

— Mais je dois garder mes gorets !
Car, s’ils s’enfuyaient par la plaine,
Ils iraient jusqu’à la forêt ;
Mon âme serait dans la peine.

2 commentaires:

  1. Je suis bien d'accord, c'est pas parce qu'il y a des "champs et guérets" qu'il faut laisser tomber les "gorets". Les deux existent après tout!

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  2. Saint Nicolas dans son enfance
    ------------------------- Pays de Poésie 14-8-13


    Lorsque Saint Nicolas demeurait chez son père,
    Il était employé à garder les pourceaux.
    Un jour qu’il les menait vers la Butte Monceau,
    Il advint que les porcs, soudain, lui échappèrent.

    Un saint, sur un tel coup, jamais ne désespère :
    Il prend sa cornemuse, exécute un morceau
    De musique sacrée ; au sein de son troupeau,
    C’est un rassemblement, désormais, qui s’opère.

    Et l’on peut voir les porcs, sur cette lande immense,
    Qui, se tenant entre eux, joyeux, tournent et dansent,
    Sauf une vieille truie, ayant délibéré

    De courir, derechef, en parcourant la plaine.
    C’était, à ce qu’on dit, la cousine germaine
    De la truie que l’on voit chez Monsieur le Curé.

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