vendredi 6 mai 2016

Bouddha-coq

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Voici le Bouddha-coq, absent des grandes villes ;
On le trouve surtout dans les déserts lointains,
Il peut vive longtemps sans parler aux humains :
Il les trouve gentils, mais quelque peu serviles.

Jamais il n’accomplit le plus petit miracle ;
Simple est son ordinaire, et sa vie sans apprêts.
Il voyage parfois vers les sombres forêts,
Écoutant, des grands pins, l’indéchiffrable oracle.

Il ne connaît ni roi, ni juge, ni bourreau,
Il ne fréquente pas la troupe des faussaires ;
Et son regard ne craint pas le moindre adversaire,
Ni les sabres, parfois surgissant des fourreaux.

3 commentaires:

  1. C'est un privilège de parler aux grands pins, peu de personnes en sont capables.

    Luciole

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    Réponses
    1. Oui c'est vrai, mais le problème ici c'est que les grands pins s'expriment dans un langage codé " l’indéchiffrable oracle". Bouddha-coq se croit libre mais en fait il est juste coupé du monde pour ne pas souffrir de ce monde, c'est comme si Bouddha- coq était déjà mort.

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