lundi 9 mai 2016

Autour de la lune

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La lune est survolée par deux monstres pensifs
Dont la conversation est en langue bretonne ;
Le contenu en est bien terne et monotone,
Car nos deux compagnons sont des êtres poussifs.

Ils éclatent parfois d’un rire compulsif,
Comme des écoliers retrouvant en automne
Un maître plein d’humour, dont l’esprit les étonne,
Et qu’ils vont savourant son verbe corrosif.

Ils pensent que le ciel est trop immense, et triste ;
Ils le préféreraient revêtu d’améthyste,
Ou bien, à la rigueur, de quelques beaux saphirs.

Volez sans vous lasser, monstres insaisissables ;
Bavardez en breton sous le grand ciel de sable,
Qu’ici ne parcourt point le printanier zéphir.

Cochonfucius

3 commentaires:

  1. J'ai l'impression que ces deux monstres pensifs et poussifs sont de mauvais augure. (même s'ils parlent breton)

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    1. Seraient-ils porteurs d'intersignes ?

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    2. Non, c'est votre sonnet qui me donne cette impression.
      Leur conversation "est bien terne et monotone", c'est insupportable une conversation vide de sens.
      Ils ont un "rire compulsif", un rire nerveux plus proche de la souffrance que de la joie.
      "Ils pensent que le ciel est trop immense, et triste", le ciel est un peu le reflet de l'âme, les monstres sont donc tristes.
      Voilà tout cela n'est pas gai.

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