samedi 2 avril 2016

Tâ
Neuf.
Ciel qui couvre
De son indélébile empreinte
La nature universelle de l’Être.
De cette infime trace,
N’appartenant ni à ce monde, ni à l’autre,
Est engendré l’Adam en sa pure origine.
Contenant de la racine céleste de la terre ancestrale.
Hiéroglyphe du retour.
Voici la preuve que le malheur n’est qu’apparence !
Car les signes sont clairs
Qui chassent le doute de celui qui fut embrassé par l’Archange,
lui conférant la vision et l’éloquence.
Ainsi Moïse,
Au temps de l’esclavage,
Fut confié à l’Arche du Salut
Et rendu à sa mère
Afin de conduire son peuple
Aux frontières de Canaan.
C’est par la vertu des neuf signes,
Que la mer, sur son ordre,
Ouvrit le passage
Et engloutit ses poursuivants.
Son nombre est dix.
Achèvement des neuf premiers,
Totalisateur de tous les actes et de tous les êtres,
Retour inéluctable à l’Unité dernière.


Gravure de James Tissot (1832-1910)

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