jeudi 21 avril 2016

Remous


Lors que la brise océane se fait impétueuse
Et que l'onde paisible se transforme en rouleaux
Soulevant l'écume qui s'abat, torrentueuse,
Sur la nef surprise, alors errante en ces eaux

Devenues étranges et dont aucune carte ne trace
La moindre route connue ; lors que tout se confond
Et que des choses les contours s'estompent puis s'effacent,
Il faut sonner la cloche et monter sur le pont,

Tenir ferme la barre et carguer la voilure.
De fait, chaque remous annonce le franchissement
D'une Porte, qui est aussi point d'affranchissement.

L'Océan alors retrouve sa plus noble allure
Et rouvre le large vers l'éternel horizon.
Longue est la route pour rentrer à la maison.

1 commentaire:

  1. Une nef majestueuse qui affronte les éléments.
    Quand la mer "fait le gros dos" faire corps avec elle, prendre appui sur elle. Réduire la voilure, prendre un ou deux ris.
    Beauté et force du poème et de l'image.
    Merci pour cette belle lecture matinale.

    Garance

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