samedi 23 avril 2016

Qâf


Qâf

Cent.
Enroulement du face à face des cœurs
Dans le déploiement de la pure potentialité
Mû par le mouvement du Calame Suprême
Sur la Table du Décret Immuable.
Entre la lettre Kâf et le Nûn,
Voici que se réalise la prédestination
Et que se fixent les qualités des créatures dans la science du Vivant.
Ainsi, à chaque instant, l’univers se renouvelle,
Donnant l’illusion de sa permanence.
Entends bien !
Sans la trace de Sa présence
Qui donne poids et mesure à chaque chose,
L’univers et la superposition des mondes
Seraient pur néant.
Comprends que l’occultation de l’Un
Te prive de ta propre existence
Et te voue à l’illusion et à la cécité.
Mais, si tu t’absentes de toi-même
En parcourant la voie du détachement,
Ta vie s’agrémente alors des douceurs de l’union.
Vois comme semble incertaine la richesse de ce monde !
Tandis que l’abandon de l’âme t’ouvre la porte
Du palais des allusions unitives.
Ô Vivant !
Ô Subsistant !
Tu crois être celui qui marche quand tu marches,
Et que ta main saisit quand elle saisit,
Mais ton œil ne voit rien du monde qui t’entoure...
Car ta volonté n’est autre que la Sienne.
Connais-tu le secret de l’amour qu’Il te porte ?
As-tu senti la subtile oscillation de ta poitrine
Dans le double mouvement de son ampleur et de son exaltation ?
Sais-tu qu’à chaque instant,
Saisissant ton cœur entre Son index et Son majeur,
Il le tourne et le retourne
Afin que jamais il ne soit en repos,
Cherchant sans cesse à Le trouver et à L’aimer à Sa mesure sans mesure?
Contemple l’enchainement des secrets les uns dans les autres !
Car du premier s’engendre un nouveau secret,
Celui de ton orientation terrestre et céleste.
Si tu te places sur le tapis de la pureté,
Porte ton regard loin vers la Cité préservée
Et tiens-toi debout, soutenant l’univers tout entier en ton axe.
Pénètre que c’est là que réside le secret de l’intelligence intuitive,
Clé de la proximité et de la conversation spirituelle !
Sache-le !
Tu es l’éloigné,
Il est le proche.
Ton ignorance à cet égard ne change rien à ce qui est.
Fortifie donc ta conviction
Qui est le socle de ton envol.
Que la spiration de Son amour
Te propulse dans la cohorte des rapprochés
Qui jouissent de la plénitude de Ses jardins parfumés !
Ne sois pas affecté par la contraction de ton âme,
ni par sa dilatation,
Ce ne sont là que distractions pour te ralentir sur ta voie.
Attache-toi à Sa permanence
Qui réside en l’amande cordiale de ton intimité subtile
Et ne doute pas que Sa contrainte est le gage de ton élargissement,
Ô prisonnier de toi-même !
Sois le servant du Pôle de ton temps
Car il est la pupille de l’œil de ton cœur
Et le mandataire universel.
Son palais est ta poitrine
Qui chante l’inspir et l’expir du monde.
Si tu te joins au chœur des créatures,
Si tu épouses les plaintes et les prières,
Les larmes de la peine et celles du réconfort,
Tu seras le passant ici-bas comme dans au-delà,
Préservé en ta sérénité.
Son nombre est cent quatre-vingt un.
Unité de l’Être produisant la totalité des êtres
qui retournent à l’Être.
Son nombre est cinquante.
Moïse au Sinaï.
Elie emporté sur son char de feu.

1 commentaire:

  1. Bonjour Monsieur,
    Encore merci pour ces textes riches et enrichissants.
    Soyez enrichi par SA présence et celle de son BIEN AIME.
    M.M

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