mardi 26 avril 2016

Porteur de quatre cornes

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C’est le double taureau, qui jamais ne se trompe ;
Il a son tribunal en un sombre tripot
Dont les tapisseries ne sont que vieux drapeaux,
Où la bière est servie à grand renfort de pompes.

Les dons d’admirateurs jamais ne le corrompent,
Soit qu’ils viennent d’un barde aux tristes oripeaux
Ou d’un puissant évêque à l’étrange chapeau ;
Avec le juste droit, nul risque qu’il ne rompe.

Ne lui offre donc pas, dans sa cage, un beau merle,
Ni d’épingle à cravate adornée d’une perle,
Ni le pyrénéen et savoureux jambon.

À la rigueur, s’il vient honorer ta masure
Vers l’heure du berger, sers-lui avec mesure,
Sur une table basse, un verre de bourbon.

Cochonfucius

2 commentaires:

  1. Donc récapitulons: si le double taureau vient honorer ma masure (pour ne pas paniquer et bien le recevoir) je lui offre un verre de bourbon.
    Ne surtout pas l'admirer car il le prendrait mal. De toute façon je ne crains pas grand chose n'étant ni barde, ni évêque.

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  2. Pas question qu'il vienne honorer ma masure, elle est trop étroite, par contre qu'il vienne chez moi et je lui offrirais volontiers une cuvette de bourbon dans le salon.

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