jeudi 14 avril 2016

L'ange et le blé

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L’ange vagabondant de surprise en surprise
Voit le blé dont certains tirent le corps de Dieu ;
Cent mille tiges d’or ondulent sous les cieux,
Mille petits moineaux y dansent à leur guise ;

Ange, combien pour toi de choses non apprises !
Toi qui étais toujours resté dans ton milieu,
Des prodiges nouveaux se montrent à tes yeux,
La noirceur des raisins, la rougeur des cerises.

Toujours un peu perdu, ton lent chemin tu suis,
Encombré, qui plus est, d’un bout de pain bien cuit,
(À table, ce matin, tu étais de service).

Ange, ne va donc pas te faire du souci :
Tu n’as pas aujourd’hui d’emploi du temps précis,
Laisse, autour de ton corps, passer le temps qui glisse.

Cochonfucius

3 commentaires:

  1. C'est sur qu'une couronne c'est moins pratique qu'un gros pain ou qu'une baguette, on ne peut pas la transporter sous le bras mais c'est bien plus beau et plus bon quand elle est façonnée en épis.

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  2. "Que ce pays est beau! se dit l'ange, partout j'y retrouve les merveilles des cieux, cependant je ne puis rester ici, ce n'est pas correct. Bon dans l'immédiat je vais laisser glisser le temps autour de mon corps divin."

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