mardi 12 avril 2016

Ghayn

Ghayn

Mille.
Au nombre de l’indéterminé qui ne se manifeste pas.
Au nombre du Mystère de la poignée primordiale,
Au nombre des lettres et des vocables inscrits par le Calame sur la Table préservée,
Au nombre de l’œuf du monde avant qu’il ne soit polarisé,
Au nombre du Ciel premier couvrant notre mère la Terre,
Au nombre de l’Être conçu dans le secret du tout Puissant,
Au nombre des mondes ordonnés par la Sagesse éternelle,
Au nombre du Paradis lorsqu’il se posa au sommet de ce monde,
Au nombre d’Adam lorsqu’il nomma les créatures de l’Eden,
Au nombre de l’Adam-Ève lorsque mâle et femelle, Il les créa,
Au nombre des peuples dispersés quand le jardin fut fermé
et que la terre déroula sa distance,
Justice de la Miséricorde.  
Au nombre des grains de sable du désert,
Au nombre des gemmes que la terre recèle,
Au nombre des montagnes, des vallées et des plaines,
Au nombre des cascades, des rivières, des fleuves et des océans
qui vivifient toutes choses,
Au nombre des feuilles qui bruissent dans le vent de l’éternel Esprit ,
Au nombre des grains de blé nourrissant l’indigent,
Au nombre des roses et des jasmins qui ravissent les sens,
Au nombre des orangers qui enchantent les assoiffés,  
Au nombre des oiseaux décrivant dans le ciel les versets de l’amour,
Au nombre de leurs plumes frémissantes à l’audition des psaumes du Prophète,
Au nombre des cavales parcourant le désert,
Au nombre des troupeaux qui décrivent l’espace, lui assignant sa limite,
Au nombre des félins qui montre le danger et enseignent la prudence,
Beauté de la Miséricorde.
Au nombre des négligents qui méprisent les lois de l’hospitalité,
Au nombre des patients qui se réjouissent de leur pauvreté,
Au nombre des pèlerins visitant les sanctuaires,
Au nombre des pénitents qui tournent leurs regards vers la source du pardon,
Au nombre des croyants qui soupirent à l’écoute de Sa Parole,
Au nombre des néophytes qui sourient à la Lumière de Sa vision,
Au nombre des connaissants qui scellent Son secret,
Au nombre des amants sous l’emprise impérieuse de Son Amour
Qui se délectent de Son absence,
Aspirant au débordement et à l’ivresse,
Et se noient dans une spiration adorative,
Jusqu’à l’évanouissement de leur être dans la présence de l’Aimé,
Amour de la Miséricorde.
LUI,
Sur qui se porte l’inclination des cœurs,
LUI,
Qui joue de la séparation et du rapprochement,
LUI,
Qui se voile et se dévoile.
Son nombre est huit.
Cycle des jours qui s’enroulent et se déroulent incessamment
Jusqu’à leur terme et leur renouvellement,
Afin que les amoureux parcourent la terre à la recherche de l’Aimé.

Peinture de Freydoon Rassouli

1 commentaire:

  1. Bonjour Cher Frère d'Armelin
    Merci pour ces invocations matinales.
    Soyez récompensé au nombre de ceux qui L'invoquent et au nombre de ceux se distraient de Son souvenir.
    Bonne continuation.
    M.M

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