dimanche 3 avril 2016

Dédale

Peinture de Rafal Olbinski

Bien qu'étant en la troisième dimension, je n'ai
Du monde qu'une vue plate ; par les sens et la conscience,
J'en saisis les contours ; l'on me croira benêt
D'énoncer ce qui est pour tous une évidence.

Mais n'est-ce pas expédier un peu vite la question,
Lors que je suis à calculer la quadrature
Du cercle, au risque d'une mentale congestion
Ou que vole en éclats ma fragile armature ?

Me voici dans ce monde linéaire, à errer
En son dédale où l'esprit craint de s'enterrer,
Cherchant de la quatrième dimension la porte

Mais me heurtant sans cesse à toutes sortes d'obstacles
Que mes faiblesses mettent en scène et en spectacle.
Il est vain de pleurer sur ses illusions mortes.

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