mercredi 20 avril 2016

Cadran des bicoqs

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Passent les instants invisibles,
Au loin s’endorment les oiseaux,
Reviennent des instants nouveaux,
Que la nature est insensible !

Les bicoqs, de leur chant terrible,
Éveillent la terre et les eaux ;
À l’horizon passe un vaisseau,
Ce jour, la mer est bien paisible.

La mer, c’est la vie et la mort,
C’est un destin dans chaque port,
Ce sont des coeurs à marée basse;

Chantez donc, bicoqs inconstants,
Ne retenez pas les instants :
Qu’est-il donc, le temps, s’il ne passe ?

Cochonfucius

3 commentaires:

  1. Nous avons ici sous les yeux une pendule héraldique typique.

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  2. Bravo, je n'avais pas fait le rapprochement. Un cadran original.

    Garance

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  3. Je crois que Cochonfucius a réussi dans ce sonnet la quadrature de l'horloge! Incongru et génial! Vive les bicoqs et tant pis si le vin de frère Maurice me fait voir double!

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