dimanche 3 avril 2016

Brise câline


Le jour où j'ai quitté le rivage, j'ignorais
Que ce serait pour une odyssée sans retour.
Adieu vertes prairies et profondes forêts !
J'ai aimé vos clairs chemins où je marche toujours.

Les temps m'ont mandé Ailleurs ; je vogue vers le large ;
Souvent la mer est d'huile et de tempête aussi ;
Je suis à délester le bateau de sa charge
Pour glisser sur l'onde lors que le courant grossit.

Nulle île jamais plus ne se montrera au loin ;
Seuls le ciel et l'océan sont ici conjoints.
De plus en plus, je fais couvent en ma cabine,

Montant sur le pont pour y danser tout en rond
Lors qu'une belle pensée devient du jour le fleuron
Ou qu'un vent de passage se fait brise câline.

1 commentaire:

  1. Mon cher Marc, loin de moi l'idée de mettre à mal votre modestie. Vous avez caressé la plume de La Fontaine, épousé le style de La Rochefoucault, tenu la barre du vieux Noé, blasonnée à tout vent, tenu couvent en Héraldie, joué au Baron Perché.. J'en passe et des meilleures !
    Mais là, je considère désormais que vous êtes notre nouveau James Cook, oui, un explorateur littéraire en quelque sorte. Allez, Capitaine, remplissez vos carnets de voyage pour le plaisir de ceux qui restent à quai !

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