mercredi 20 avril 2016

Bouddha-monstre

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Le Bouddha-monstre accepte un verre aux jours de fête,
Ouvrant une bouteille et trinquant avec moi ;
Notre humeur s’améliore, et nous savons pourquoi,
Chacun sait deviner ce que l’autre souhaite.

Non pas autant que lui, mais je prends des couleurs,
Mais lui, c’est amusant, il est rouge cerise ;
Abandonnant soudain ce monde sans surprise,
Nous méditons parmi les cerisiers en fleurs.

Une chanson nous vient, bien étrangement née
Sous le regard discret des arbres ébahis
Qui croient qu’elle est issue d’un étrange pays ;
Au jardin lui répond une grive étonnée.

Cochonfucius

2 commentaires:

  1. Depuis longtemps déjà Bouddha est devenu un monstre en Héraldie.

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  2. Il y a dans ce poème quelque chose qui tient du rêve et du kouan japonais. On saute allègrement et sans transition d'une image à une autre! C'est à la fois saisissant et réjouissant, comme le printemps!

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