mardi 26 avril 2016

Auguste Rodin - L'homme qui marche


Écrasante de puissance, l’œuvre s’inscrit dans l’infiniment grand. Corps accidenté, ciselé, creusé jusqu‘aux profondeurs de l’être. Les jambes où l‘on devine une musculature athlétique, noueuse, s‘articulent sur un déhanché presque irréel.
Ce corps sans bras ni tête ancré dans le sol se moque des représentations du réel. Il avance, guidé par son propre mouvement intérieur.
Vers où l'homme marche t-il ainsi, sinon vers son propre destin ?

Isabelle Ségovia, L'Œuvre dans le Regard

5 commentaires:

  1. Moi je vois un un homme qui a perdu la tête, il s'est acheté une Ferrari qui lui a couté deux bras et il se retrouve à poil. Comme quoi il y a autant de lecture d'une oeuvre qu'il y a de lecteurs !

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  2. Le trivial et le sacré se côtoient souvent sans s'opposer. Le fou du roi était comme celui dans le film Run de Kurosawa, passé hier sur Arte,la vraie sagesse du roi.
    Un film digne de Shakespeare, grandiose.

    Garance

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  3. Un homme sans tête, est un homme sans corps. Il est en une séparation manifeste avec L' Origine. Il a brisé les liens avec la verticale. Il n'est plus qu'un corps, une matière inerte. Il est dans l' illusion totale de sa station debout.

    Naïla.

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    1. Certes le corps n'est rien sans la tête mais la tête n'est rien sans le corps. Le langage est la résultante d'une alchimie complexe entre le corps et l'esprit. Ils ont chacun leurs propres modes d'expression.

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  4. Bonjour Isabelle,

    J'espère que tu ne prends pas ombrage de mes plaisanteries. Je suis un peu goguenard sur les bords et au milieu. J'aime beaucoup tes commentaires d'oeuvres, c'est très "écrit", le seul reproche que je ferais c'est qu'elles sont trop rares.

    Bien à toi.

    Vincent

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