jeudi 17 mars 2016

Zîn

Zîn

Sept.
De l'aurore au couchant de la succession des jours affirmés,
Tu éprouves le déclin de ta force
Et dévale la pente de ta faiblesse naturante...
Du couchant à l'aurore de la succession des jours occultés,
Tu renais dans l’accroissement du cœur
Et dans l'élargissement de ta poitrine...
Souffle de l'expir,
Souffle de l'inspir !
Égarement au désert,
Orientation vers le centre le plus élevé.
Au pied du mur des lamentations du peuple de l'Alliance,
Et sur l'esplanade du rocher d'Abraham,
Vois l'élévation intense de la prière
Des deux nations de l'Unique !
Prépare-toi à l'onction
En prémisse de l'élection du cœur poli
Par l'abrasion du souvenir !
Prépare-toi à l'embrasement de l'âme
Sans qu'aucun feu ne touche
Et confie-toi à l'ombre pacifiée
De l'olivier primordial.
Tu atteindras alors la station du détachement,
Tu marcheras sur les sentiers de la terre
Parmi les créatures aimées,
Dans le feu rafraîchissant du soleil nocturne
Sans que ton pied n'effleure le sol.
Tu connaîtras enfin la vertu vivifiante de l'ascèse et du renoncement,
Nourri par la révélation de l'Unique en Son Livre,
Abreuvé du lait de Sa Miséricorde.
Son nombre est cinquante sept.
Humanité en sa nature édénique
Munie des clés des sept cieux planétaires.
Son nombre est douze.
Cycle solaire de la manifestation des douze portes de la Connaissance.
Son nombre est trois.
Mystère de la Trinité,
De l'Un uni au Ciel fécondant la Terre.
Vie de la vie vivifiée par le Vivant !
Lumière des lumières illuminées par le soleil de l'occultation !
Verbe de la parole manifestée
Sur les lèvres des aspirants à la science de l'Intime.

Peintures d'Alphonse-Etienne Dinet (1861-1929)

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