samedi 19 mars 2016

Sîn


Sîn

Soixante.
Nombre du secret et de l'épiphanie,
Chiffre de la cime lorsqu'elle est foudroyée
Par la soudaine apparition du Maître de la puissance,
Éveil des cœurs suspendus dans l'éternité jaillissante,
Écrasement de l'âme à l'audition des signes et de la discrimination,
Épuisement des corps assoiffés de lumière
Mais qui se courbent et se prosternent en geste d'allégeance.
Si la paix est ton désir le plus cher,
Ne crains rien !
Ton intégrité n'est pas en cause
Et ta sécurité est garantie.
Il t'a promis Sa protection dans l'ici et l'au-delà.
Or, tu le sais digne de toute confiance.
Aussi, ne diminue pas l'intensité de ta ferveur !
Écoute ! Écoute encore !
Et cueille les preuves sacrées à la source vive
De Celui qui t'entend !
Et laisse le vulgaire se délecter des rumeurs et de la calomnie.
Éternel est son Nom,
Libérale est sa main.
Brise les chaînes de la vie éphémère !
Son nombre est cent dix.
Unité qui se mire dans son propre reflet
Et qui, assurée de sa stabilité,
S’évanouit dans la subtile origine du non manifesté.

Peinture d'Eugène Alexis Girardet (1853 - 1907)

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