dimanche 13 mars 2016

S'abandonner

Peinture de Catrin Welz-Stein

Si l’on écrit c’est parce que l’on veut jouir,
Séisme d’une intensité particulière,
Magnitude dix sur l’échelle de Richter,
Si puissant qu’on aimerait toujours le sentir.

Le désirer ne veut pas dire l’obtenir,
Pouvoir imprimer sa pensée est nécessaire,
Mais le plus difficile est de se laisser faire,
De soi il faut arriver à se départir.

A force de réfléchir on peut disparaître,
Condition pour que l’inspiration soit le maître,
Cela demande une grande concentration.

Contre l’extérieur on mène un combat de boxe.
Je me sens de nouveau face à un paradoxe ;
On doit rentrer en soi pour vivre l’abandon.

2 commentaires:

  1. Sans doute y-a-t'il deux mondes l'un lumineux et intérieur, l'autre infini et inconnu avec toutes les conséquences que cette nature engendre, ce deuxième monde est extérieur. L'un et l'autre sont intimement liés et ne peuvent exister l'un sans l'autre sans anéantir le "moi" de chacun. Le "moi" ne serait que la résultante de cet échange entre l'intérieur lumineux et l'extérieur infini.
    L'abandon que tu évoques Vincent le Rebelle, serait l'écoute de la lumière intérieure, chaque victoire de la lumière sur l'extérieur immense et inconnu serait la jouissance dont tu parles.

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  2. Le monde intérieur, lieu de ressourcement et le monde extérieur lieu de partage.L'invisible se manifestant dans le visible?
    Unis comme le jour et la nuit.

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