mercredi 2 mars 2016

Le Chemin de la Maison

Peinture de Rafal Olbinski, Magical Transparency of Time

Ce chemin droit qui glissait sur les bords du monde
Semblait vouloir se prolonger à l'infini ;
Ces pieds qui marchaient sur la terre ferme comme sur l'onde
Se posaient en l'instant qui jamais ne finit.

Ce qui avant sonnait tout juste comme belles formules
S'y retrouve drapé de l'envers à l'endroit ;
Comme paraît dérisoire tout ce qui s'accumule !
L'âme est nue en l'instant vif, sans nul désarroi

Car elle s'est trouvée enfin, se cherchant ailleurs,
S'ignorant comme Porte, errant d'impasse en impasse ;
Comme le mental, ce bien piètre débroussailleur,

Qui se retrouve dépouillé de ses pâles raisons.
Les fragiles et vacillantes certitudes trépassent ;
L'Âme a retrouvé le Chemin de la Maison.

1 commentaire:

  1. Les Portes Célestes

    Quand les Portes Célestes s’ouvrent
    Les yeux discrets plongent en ce Livre
    Des paroles inépuisables qui se déroulent
    Autour d’une étrange spirale qui se livre
    Depuis le Souffle Ardent de L’Orient
    La Montagne devient Incandescence
    Sous L’Ultime Regard s’est inclinée
    Comme Ton Amour est Irradiant
    Les Monts s’effondrent en Ta Présence
    Pulvérisés Par L’Origine de L’Origine
    L’Éclat de Ta Lune fait pâlir d’envie
    Le Vin Primordial est Rosée d’Une Nuit
    Ferveur, Ô qui fait que pour Toi, Tout s’incline
    Hante-moi durant ces heures, fais-moi languir
    Qu’est-ce donc un monde sans Toi, sans saveur?
    Le Roseau et la voix s’unissent en ce Chœur
    Que gémissent les vents sous Ton Expir
    Que ne s’épuisent jamais ces plaintes
    En ces suppliques amoureuses est Ton Étreinte
    Le Roseau au bord de L’Eau est ce corps
    Troubadours et ménestrels savent danser
    Au crépuscule, l’ivresse les entraîne encore
    Les flammes au bout des doigts qu’attise leur cœur
    Que jamais ne s’achève le Chant des Bien-Aimés
    En cette pauvreté apparente brillent mille soleils
    Les sons ruissellent des Lumières célestielles
    Entends, le Poète puise au sein des mille parures
    Les étincelantes vibrations cerclées d’un illustre Collier
    Entends comme le cœur se met au diapason des diaprures
    Il se nourrit sans se rassasier des Rayons glorifiés.

    Naïla

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