vendredi 11 mars 2016

Hildegarde von Bingen - O dulcis Divinitas



à Naïla

 O dulcis divinitas,
et o suavis vita,
in qua perferam vestem preclaram,
illud accipiens quod perdidi in prima
apparitione, ad te suspiro,
et omnes Virtutes invoco.

Hildegarde von Bingen (1098-1179), Ordo Virtutum (1151)

Ô douce divinité, ô délicieuse vie dans laquelle
je porterai une robe éclatante, recevant ce que j'ai perdu
dès mon apparition,
ô vie je soupire après toi,
et j'invoque toutes les vertus.
_____

Oh sweet divinity,
o gentle life,
in which I shall wear a bright robe,
accepting that which I lost in my first formation
I cry to you and invoke all the Virtues.

6 commentaires:

  1. Capitaine Noé! Je vous en prie! Vous nous laissez sur notre faim qui comme vous le savez est gargantuesque bien que nous soyons frugaux de nature (comprenne qui pourra?!).
    N'avez-vous donc pas pitié des âmes peu latinisantes comme la mienne?
    Je vous en prie à deux genoux, noble capitaine, publiez donc le texte en latin de ce chant afin que tout le peuple d'Héraldie puisse en profiter.
    Je me confonds d'avance en remerciements.

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    1. « Notre véritable faim est d’aimer, de nous laisser choir dans l’abîme de Dieu ».
      Hadewijch d’Anvers

      -ce que j'ai en partie compris ?

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    2. Bonjour M. D'Armelin,
      Vous faites souvent au capitaine. j'ai hâte à savoir qui est-il? Héraldique est-il?
      MERCI

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    3. Cher ami,
      Ce capitaine n'est autre que Marc Sinniger, fondateur d'Héraldie.
      Certains le nomment ainsi en raison du fait qu'ils comparent Héraldie à une nef mais aussi en raison du caractère aventureux du personnage. A sa manière, Marc Sinniger est un marin au long cours.
      D'autres le surnomment "le blasonneux" pour marquer son attachement à la science héraldique et pour souligner son côté moyenageux (au bon sens du terme s'entend!).
      J'espère sincèrement avoir répondu à votre question.

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  2. Désolé par très doué au clavier, ...souvent allusion....

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  3. L'Amoureux


    Très loin, lors de la Première lueur, quand tout a commencé
    Tes Mains ont pétri cette argile dans le Secret
    Pour chacun, dans l’Union du Souffle, l’Esprit s’est trouvé
    Chaque sens devient encore Ton Intimité
    Remontant vers la Source Sublimée
    L’Ardeur capture le Corps, le saisit dans ce qui semble folie
    Souviens-toi de la paix et de la saveur
    Nectar enivrant, quand la Flèche atteint Sa Cible
    L’Amoureux est l’Archer, ou bien la nostalgie du cœur
    Un guerrier naquit, dans le souvenir, devint invincible
    Du sang s’écoula, Vin de l’Amour
    La main saisit cette blessure et n’a qu’un recours
    Pour remonter jusqu’au Fleuve Suprême
    Ne crains pas de verser des torrents
    L’Amoureux se languit de Sa Bien-Aimée
    Les larmes sont les Siennes, Majesté Suprême
    Dans le récit du Retour, le souvenir est la grâce des Amants
    Le récit trace le chemin de la Vie
    Je me meurs je me meurs dans cette survie
    Ma Demeure est là dans ce fabuleux Pays
    Quand le Chant illimité est plus doux que la pluie
    Plus doux que l’oiseau les ailes déployés
    Plus doux que la soie qui ondule dans la légèreté
    Plus doux que le murmure du vent dans les branchages
    Plus doux que la Symphonie des montagnes sauvages
    Plus doux que la voix qui répète dans l’impalpable
    Plus doux qu’une cascade dont la nuée fait ombrage
    La musique de l’Éther, devenue Breuvage
    Coule en ces veines inséparables
    Souviens-toi, souviens-toi, de la Vie
    L’Amoureux boit en ce vin, et s’étonne aussi
    Car de cet amour, l’eau coule à flot
    Miel, lait, manne, vigne, perles, joyaux
    A l’ombre de l’Arbre Béni, l’Amoureux est assis
    Lumière en cette Niche où brûle une Huile
    Radiance dans ce cœur qui se languit
    Chaque soupir est Son Appel à LUI
    Le Discours, refuge en cette Mystérieuse île
    Broderie légère au bout des doigts qui chantent à l’Infini.

    Naïla

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