dimanche 13 mars 2016

Confluence


En cette croisée se dessina la confluence
De tous les courants qui ont traversé ma vie ;
En ces eaux mêlées se dissout toute influence
Qui déporte et s'éteint tout chemin qui dévie.

Étendu sur ma couche, gisant là, solitaire,
Je revois clairement cet instant onirique
Où je la vis marcher, comme flottant dans l'Ether,
Tout près de la Muse de la Poésie lyrique. 

Le temps s'arrêta ; même la ville se retira
De l'autre côté et s'apaisa, presque sourde ;
L'atmosphère, très légère, rendait la terre moins lourde ; 

Mon regard, que le vol d'une mouette attira,
Avait alors perçu l'au-delà des prémices
Et reconnut celle qui remontait des abysses.

3 commentaires:

  1. Ah ! Oui, je me souviens bien, c'était un dimanche matin et je doutais que ce sois une mouette !

    Beau poème, beau paysage et belle nonne.

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  2. Le dernier vers rappelle ceux du poème de Naïla, Dieu suffit

    Ô mon Roi, lors que mon corps
    Gisait en ces profondes abîmes
    Lors que me visitait la mort

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  3. Une nonne en pleine nature, plus proche du ciel que dans un couvent.

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