samedi 20 février 2016

Yerushalayim

Peinture de Gustav Bauernfeind (1848-1904)

Ô Salem ! Ville blanche des lumières !
Ville mère des cités spirituelles d’orient et d’occident,
Convergence des pérégrins, porte de Canaan, refuge des âmes ascendantes !
C’est à l’ombre de tes remparts et dans la quiétude de tes jardins que j’apaise mon cœur,
C’est dans la promesse de ta fertile oasis que je puise ma nourriture et ma boisson,
C’est dans l’exaltation diaprée de ta clarté millénaire que mon regard inspire son acuité,
Et c’est enfin dans l’intime de ton Saint des Saint
Que je suis introduit dans le cercle secret de la conversation nocturne.

Ô Salem ! Ville blanche des lumières !
Ville rêvée du roi David, cité reine de Salomon le bâtisseur,
Espoir meurtri des tribus exilées,
Mille fois conquise et mille fois perdue,
Rend-moi le souvenir de tes ruelles jonchées de manteaux et de palmes
Pour honorer l’avènement du Verbe.

Ô Salem ! Ville blanche des lumières !
Appelle à ton secours tes sœurs ancestrales !
Que tes prières dissimulées dans les fissures du mur des plaintes
Transpirent par l’esplanade et s’enchevêtrent à celles des prosternés
Et se rallient aux chants de tes églises
Et qu’elles emplissent le ciel du monde entier d’exhalaisons d’ambre et d’encens.

Ô Salem ! Ville blanche des lumières !
Enchâssée comme une perle entre Sion, Scopus et Gethsémani,
Qui te rendra ton nom et ton assise ?
Qui soignera tes blessures ?
Qui donc enfin rassemblera les cœurs séparés par les serments de l’ignorance ?

Peinture de Gustav Bauernfeind (1848-1904)

1 commentaire:

  1. Ville Immaculée
    Rose Blanche
    Ville du Cœur de L'Aimé
    En cette flamboyance
    Ville Des Lumières
    De Ta Toute Splendeur
    Mon Cœur Illuminé
    Des ultimes Ardeurs
    Ville des Portes Célestes
    Lors que Jaillit La Monture
    En ces Ailes, mille Parures
    Cité du Noble Empyrée
    Du Rocher de La Majesté
    Lac irradiant de La Toute Paix
    En cet instant Ton cœur
    Vient de s'allumer!

    Naïla

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