jeudi 25 février 2016

Misère de la compassion

Peinture de Ivan Nikolaevich Kramskoy (1837-1887)

Plus d'une, en la fleur bleue de sa tendre jeunesse,
Lors que la vie s'offre en ses vertes illusions,
S'est vue portant parure et robe de princesse,
Aimée et choyée en les plus folles effusions. 

Las ! j'ai vu dans bien des regards des rêves fantômes
S'en échapper par les interstices de l'instant,
Lors que la vie n'est que des frustrations la somme
Et que l'âme nue se sait emportée par le temps. 

J'ai souvent pleuré en secret sur toutes ces peines,
Me trouvant saisi par une compassion soudaine
Mais meurtri de me découvrir si impuissant. 

Que me vaut, me disais-je, d'avoir tant de conscience
Si mon pauvre sourire n'en est que l'unique science ?
Tant de souffrances et à peine un adoucissant...

Peinture de Georg Elgar Hicks (1824-1914)

2 commentaires:

  1. La Compassion sécrétée en une seconde
    Devient bruissement qu'un vent féconde
    Tout L'Univers en frémit, les anges aussi
    Comme Le cœur du fils d'Adam nous éblouit
    Sa virginale détresse devant les démunis
    Sont Le Soupir Divin qu'exhale son cœur
    Les larmes de misère sont sa Richesse
    Elles sont la naissance d'un prochain Bonheur
    Nulle vaine compassion devant La Détresse
    Ici tremble L'Amour qui ne jamais finit
    Ici, aussi est l'entière compassion d'une vie.

    Naïla

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