mercredi 24 février 2016

L'Oiseau de feu


            Alors l'oiseau m'est apparu
            Il tenait dans ses serres

            Le feu du soleil
            Et ce feu le consumait
            Se nourrissait de ses chairs
            De son sang de ses ailes
            J'ai vu l'oiseau prisonnier
            S'en aller
            Quérir la nourriture
            Pour rassasier le feu
            Avant qu'il ne reste de lui
            Qu'une poignée de cendres
            Avant que ses ailes brûlées
            Ne le soutiennent plus
            Mais la brûlure de son fardeau
            Le fit précipiter
            Le brasier dans les flots
            Brillance insoutenable
            Le feu s'est fait cri
            L'eau s'est alors soulevée
            Déchaînant la tempête
            Noyant les rivages
Inondant l'espace
L'espace gelé s'est figé
Dans une solitude glacée
Le mouvement s'est pétrifié
Dans la rigidité de la mort
Les épées du froid ont traversé le ciel
Piège immobile
Transparent
Minéral
Transpercé de mille dards
L'oiseau est retourné
Auprès du brasier rayonnant
Que le sang et la chaleur
Réaniment la vie
De ses membres engourdis
Par la mort blanche de l'oubli
Que le feu fasse éclater son corps
Gerbes de lumière
Eclairant l'horizon infini
Parcelles de lumière
Fondues rendues
A la matière originelle

Alchimie
De l'incandescence purificatrice
Réunification des mondes

Garance

1 commentaire:

  1. Superbe mise en page, de lumineuses illustrations de phoenix.
    Tu es mon brasier rayonnant, tu réanimes ma vie engourdie par la mort blanche de l'oubli.

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