dimanche 21 février 2016

En ce Jardin

Peinture de Wilhelm List (1864-1918), L'offrande

Aucun chemin tracé ne mène en ce Jardin,
Aucun mur ne le clôt et nulle porte n'y accède ;
Il est inaccessible au regard mondain.
En levant les yeux vers le milieu d'Andromède,

L'on y peut entrevoir l'ancienne Dame des Cieux ;
C'est en son autre partie que la clef se trouve,
De même solarité que la Rose de ces Lieux.
En chaque instant est une Éternité qui couve.

Mille roses ouvrent leur blanche corolle à mille Soleils ;
Chacun a son éclat, à nul autre pareil.
Telle est la Profusion : rien qui ne soit Unique.

Ce Jardin est loin d'être toujours paisible,
Il est secoué par des remous terribles ;
Parfois, en ses entrailles grondent des forces tectoniques.

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