dimanche 3 janvier 2016

Une mouette, ce matin même


Ce matin, le ciel, coulé dans le plomb, couvre
La Cité engourdie où plusieurs millions d'âmes
Emergent des limbes nocturnes sur un jour qui s'ouvre
Sur sa ration quotidienne de joies et de drames.

Les couleurs sont ternes ; même la tour Eiffel semble
N'être plus qu'une vieille carcasse de ferraille
Inutile, attendant qu'on la désassemble,
Après plus d'un siècle de rouille et de grisaille.

 Coup d'oeil par la fenêtre : pas une mouette ne passe,
Pas l'ombre d'un corbeau sur l'immeuble d'en face...
Oh ! pardon, à l'instant même où j'écris ces mots,

 Je viens d'entendre le cri d'une mouette, assez proche,
Comme si quelque part, elle me faisait le reproche
De foncer la vie avec ces sombres émaux.

5 commentaires:

  1. Es-tu sûr de ne pas avoir confondu le cri de la mouette avec une turlute ?

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  2. Pour t’aider à les différencier voici un lien vers une turlute;

    https://www.youtube.com/watch?v=iu2vwjOwVtM

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  3. Vincent, je t'assure que c'était une mouette. Je les fréquente assez longtemps pour reconnaître leur cri particulier.

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  4. Pour ma part j'apprécie les deux mais j'avoue que j'apprécie particulièrement la turlutte au réveil.

    A part ces concidérations ornithologiques, ton poème me parle, parfois tout est sombre autour de soi et puis tout d'un coup un rayon de soleil, certains l'interprètent comme un signe.

    https://www.youtube.com/watch?v=Vav-2sgJ4MI

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  5. Merci pour ces chants d'oiseaux. A écouter en bruit de fond pour se sentir en balade dans la nature, par une belle journée ensoleillée.

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